5.12.05

Guerre ou paix / guerre et paix [Voltaire]: La question de la guerre et de la paix suscite toujours des réponses conflictuelles. Pour les idéologues et les militaristes civils à Washington, la paix est garantie par la consolidation d’un empire unipolaire qui suppose en lui-même… des guerres mondiales perpétuelles. Pour les idéologues et les porte-parole politiques des multinationales, le libre-échange a contribué d’une manière sélective à utiliser cette force impériale qui, dans des circonstances stratégiques particulières, peut garantir la paix et la prospérité. Pour les peuples et les nations opprimés du Tiers-Monde, la paix devra être le produit de l’auto-détermination et de la « justice sociale » - la suppression de l’exploitation et de l’intervention impériales – et dans l’établissement d’une démocratie participative fondée sur l’égalité sociale. Pour la plupart des forces progressistes européennes et états-uniennes, un système institutionnel et juridique international liant tous les États contribuerait à la résolution pacifique des conflits, encadrerait les activités des multinationales et défendrait l’auto-détermination des peuples.

4.12.05


Les questions relatives à la morale témoignent du même processus de « rationalisation
diffuse » qu’évoque Weber. On tend à une morale fondée sur le principe cardinal que tout ce
qui ne nuit pas à autrui devrait être permis ; qu’aucun comportement ne peut donc être
condamné s’il ne peut être démontré qu’il nuit à autrui. On tend à conférer le statut de tabou à
tout interdit dont on ne voit pas en quoi le comportement qu’il condamne peut nuire à autrui.
L’évolution de la législation dans les sociétés occidentales exprime effectivement dans bien
des cas cette évolution des idées morales

Et il en va de même du parlementarisme, du suffrage universel et de l’ensemble des
institutions fondamentales de la démocratie : elles ont été sélectionnées de façon irréversible,
parce qu’il apparaît incontestable qu’elles ont eu pour effet de canaliser et d’adoucir les
conflits sociaux et politiques, de réduire la violence publique, d’augmenter les chances que le
droit du citoyen à la paix civile soit effectivement garanti, de faciliter la production des
richesses et d’augmenter le niveau de vie. On le voit : Weber a raison d’affirmer que les
processus de formation et de sélection des idées ne sont pas d’une nature foncièrement
différente dans le cas des idées scientifiques et dans le cas des idées juridiques ou politiques.

Toutes ces activités sont animées par le projet plus ou moins clairement formulé de
trouver une organisation de la Cité permettant de mieux garantir la dignité humaine et les
intérêts vitaux de tous. À cette fin, on élabore des théories aussi solides que possible de
l’organisation du pouvoir politique ; on cherche, sur la base de ces théories, à mettre au point
des règles plus efficaces, plus simples, plus cohérentes entre elles, davantage capables
d’éveiller un sentiment de légitimité ou de validité. Bien entendu, ce processus de
« rationalisation diffuse » s’opère, non dans la sérénité des colloques, mais dans la confusion
et la violence du combat politique.
Ce processus essentiel explique que certaines idées –comme l’idée du caractère inacceptable de l’esclavage- s’installent de façon irréversible dans l’esprit public et que l’individualisme « se développe, sans s’arrêter tout au long de l’histoire ».
Aujourd’hui, l’esclavage a été officiellement aboli à peu près partout, mais il réapparaît sous l’influence d’autres « forces historiques » comme on le voit au cas de la prostitution infantile du Sud-est asiatique. Toutefois, ces résurgences de l’esclavagisme demeurent inavouées, car, si la réalité de l’esclavage subsiste, une valeur négative lui est
irréversiblement associée. Nul n’oserait plus le défendre. L’idée qu’on ait pu en accepter le principe dans le passé est considérée comme si déconcertante qu’on a du mal à comprendre qu’un philosophe aussi pondéré qu’Aristote ait pu le justifier.
Individualisme - Wikip�dia:Le principe individualiste a soulevé dès les XVIIe et XVIIIe siècles la question de la relation entre les intérêts particuliers et l'intérêt général. Comment assurer une cohésion dans une société individualiste où chaque individu poursuit son intérêt particulier ?

L'affirmation de l'individu peut aussi être considéré comme le meilleur moyen de construire une organisation collective viable, voir le seul. Opposer individualisme et collectivité serait au mieux une erreur, au pire une manœuvre pour sacrifier la plus importante des collectivité, l'État.

Individualisme - Wikip�dia: L'individualisme est une conception politique, sociale et morale qui tend à privilégier les droits, les intérêts et la valeur de l'individu par rapport à ceux du groupe et de la communauté. Il prône l'indépendance de l'individu et valorise l'action, la réflexion personnelle. C'est l'aboutissement d'une émancipation individuelle face aux diverses tutelles (la famille, le clan, la corporation, la caste...) qu'exercent sur lui certains types de sociétés. Il s'oppose ainsi à l'obligation du groupe forçant l'individu. Il ne faut cependant pas confondre individualisme et égoïsme à courte vue. En effet, faire partie d'une organisation n'est pas incompatible avec le principe d'individualisme.

Br�ve histoire de l'individualisme:Lisons Keynes : « Quel extraordinaire épisode de progrès économique pour l’humanité que celui qui s’acheva en août 1914 ! La majorité de la population, il est vrai, travaillait dur et vivait de façon inconfortable, tout en étant semble-t-il raisonnablement satisfaite de son sort. Cependant tout homme ayant une capacité et un caractère hors du commun pouvait entrer dans les classes moyenne ou supérieure où la vie offrait, pour un coût modique et sans trop de tracas, des commodités, un confort et des agréments hors de la portée du plus riche et du plus puissant des monarques d’autres époques[18] ». Mais cette période heureuse a abouti à la catastrophe : la prospérité ne suffisait pas à combler le besoin de sens.

Br�ve histoire de l'individualisme: Toute nouvelle élite étant en effet illégitime du fait même de sa nouveauté, sa prise de pouvoir s’accompagne d’une perte des repères sociaux, esthétiques et moraux[16]. Cette crise a provoqué à la fin du XIXe siècle, chez les personnes les plus sensibles, les troubles que Freud a diagnostiqués : hystérie, névrose, perturbation de la sexualité etc.

Freud a cru ces troubles causés par la civilisation : l’individu civilisé, contraint de réprimer ses instincts, vivait pensait-il « au dessus de ses moyens psychiques ». Il a tenté d’expliquer la guerre mondiale, qui le déconcertait, par un retour en force des instincts : « la guerre emporte les couches d'alluvions déposées par la civilisation pour ne laisser subsister en nous que l'homme primitif[17] ».

Br�ve histoire de l'individualisme: Pour mesurer la nouveauté de l’individualisme moderne, il faut se remémorer l’organisation sociale et les valeurs contre lesquelles il s’est construit.

Les structures sociales de la société médiévale ont, tout en se transformant, survécu en France jusqu’à la Révolution[1]. Or si l’individu existait bien sûr dans cette société, il n’y occupait pas la place principale. Vivant dans un monde où la violence était quotidienne, il était en effet très instable[2]. Ses serments étaient aussi peu fiables que sa mémoire, qui s’appuyait rarement sur l’écrit. La forte mortalité infantile, la vulnérabilité devant les épidémies, violences et famines, interdisaient de s’attacher à lui.

La famille offrait des repères plus solides, une pérennité plus sûre. Elle pouvait, mieux que l’individu, respecter des engagements et donc conclure des contrats. L’existence de l’individu était ainsi soumise à celle de la famille : chez les nobles l’honneur du nom, qui se défendait sur les champs de bataille ou dans les duels, importait plus que la vie de l’individu. La carrière de celui-ci était délimitée par la situation sociale de sa famille, situation dont il ne pouvait s’émanciper que de façon exceptionnelle et en prenant les risques que court tout aventurier[3].

Cependant l’économie moderne, industrielle et mécanisée, exigeait que pût s’affirmer l’autorité des « talents », des personnes compétentes (artistes, ingénieurs, organisateurs, entrepreneurs, officiers) seules capables de maîtriser les nouvelles techniques de création, de production ou de combat : la promotion de l’individu était donc nécessaire à l'épanouissement de cette économie.
L'Encyclop�die de L'Agora: Individualisme: «À bien des égards et contrairement à ce que l'on dit parfois, lorsqu'on invoque les tribus, les clans, les nouvelles communautés, il n'y a nullement épuisement de l'individualisme, mais spirale de sa dynamique. J'en veux pour preuve les nouvelles consommations liées aux technologies de la communication et de l'information, la montée des religions à la carte et émotionnelles, la désintitutionnalisation de la famille et, bien sûr, le culte de la santé et de la forme, la recherche de la beauté à tout prix, le refus de vieillir, la surconsommation de médicaments et de psychotropes, l'escalade des régimes et de l'alimentation saine.»
L'Encyclop�die de L'Agora: Individualisme: L'individualisme est un sentiment réfléchi et paisible qui dispose chaque citoyen à s'isoler de la masse de ses semblables et à se retirer à l'écart avec sa famille et ses amis; de telle sorte que, après s'être ainsi créé une petite société à son usage, il abandonne volontiers la grande société à elle-même.
« L’individualisme, la libre pensée ne datent ni de nos jours, ni de 1789, ni de la réforme, ni de la scolastique, ni de la chute du polythéisme gréco-romain ou des théocraties orientales. C’est un phénomène qui ne commence nulle part, mais qui se développe, sans s’arrêter tout au long de l’histoire ».

3.12.05

Qu’est-ce que le Forum Social Mondial?: Le Forum social mondial est un espace de débat démocratique d’idées, d’approfondissement de la réflexion, de formulation de propositions, d’échange d’expériences et d’articulation de mouvements sociaux, de réseaux, d’ONG et autres organisations de la société civile qui s’opposent au néo-libéralisme et à la domination du monde par le capital et par toute forme d’impérialisme. A la première rencontre mondiale de 2001 a succédé un processus mondial de recherche et de construction d’alternatives aux politiques néo-libérales. Cette définition est inscrite dans la Charte des Principes du FSM.

InternetActu.net :Pour ainsi dire, du moins dans les pays développés, il n’y a de vie et de nature que celle que nous produisons - ou au moins, que nous taillons nous-mêmes, avec les outils techniques dont nous nous dotons sans nécessairement en maîtriser les effets - outils qui sont donc des productions sociales , pas des dons du ciel ou de l’enfer.

1.12.05

notre-planete.info: L'apparition de la vie sur Terre est difficile à dater et les scientifiques ont bien du mal à déterminer les premiers processus qui ont donné naissance aux premières briques du vivant. C'est d'autant plus difficile a déterminer, qu'aucun fossile ou indice significatif vieux de plus de 3,5 milliards d'années n'existe aujourd'hui quelque part sur la planète ! La Terre les ayant complètement effacés par d'incessants processus de remodélisation de la surface provoquée par la chute de comètes et d'astéroïdes, d'activités volcaniques et basaltiques.

25.11.05

[@RT Flash] Lettre 360 du 25 novembre au 1er d�cembre 2005 - @ Tr�gou�t: "Nous entrons dans une nouvelle ère dans laquelle les ’utilisateurs’ de l’Internet se compteront en milliards, mais où les hommes seront peut-être une minorité". L’Internet compte actuellement 875 millions d’utilisateurs dans le monde, un chiffre qui devrait seulement doubler si l’homme en reste le principal vecteur. Mais les experts tablent sur des dizaines de milliards "d’utilisateurs", vivants et inanimés, dans les prochaines décennies.
[@RT Flash] Lettre 360 du 25 novembre au 1er d�cembre 2005 - @ Tr�gou�t:Selon le dernier rapport du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), la pollution atmosphérique ferait trois millions de victimes chaque année dans le monde. La pollution atmosphérique représente une grave menace pour la santé de la population mondiale.

20.11.05

L'effet papillon, par Pierre Lazuly: La veille, The Economist - encore lui -, avait publié un article passionnant et très joliment titré : « From T-shirts to T-bonds » [3]. Pour le journal économique, c’est à Pékin, et non plus à Washington, qui se prennent de plus en plus les décisions qui affectent les entreprises, les travailleurs, les marchés financiers et d’une façon générale l’économie mondiale.