12.9.08

il se pourrait que la convergence et l’accélération accélérante multiplient, dans un futur proche, le nombre de “maximums technologiques” ce qui possède bien sûr un petit air de Singularité, mais avec des conséquences radicalement différentes. On en viendrait en fait à un point où la technologie cesserait de revêtir l’importance qu’elle possède aujourd’hui : “A l’âge futur du maximum technologique, explique Schroeder, la technologie cesse de diriger le changement social. Les règles sont inversées : le changement devient entièrement affaire de valeurs, nous met en face de ce que nous voulons, et l’idéologie, la religion, l’esthétique et la culture dominent le paysage des mutations à venir”. En d’autres termes, conclut-il, ” le facteur dominant de transformation dans le futur ne sera pas la technologie, ce sera la politique”.

6.9.08

Matière & Énergie
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Une étape majeure vers la production d’hydrogène à partir d’énergie solaire
En s’inspirant de la photosynthèse, des chercheurs américains du MIT, dirigé par Daniel Nocera, ont franchi une étape décisive vers la production d’hydrogène à partir d’énergie solaire. On sait depuis longtemps la réaliser en apportant de l’énergie sous forme électrique. C’est l’électrolyse. En plongeant deux électrodes dans l’eau et en appliquant une tension suffisante, on obtient un dégagement d’oxygène à l’anode et d’hydrogène à la cathode. Mais l’idée d’effectuer la réaction sans autre apport d’énergie que celle du soleil hante les laboratoires depuis longtemps. L’hydrogène, que l’on commence à savoir enfermer dans des réservoirs, est bien plus commode à stocker que l’électricité. On peut ensuite récupérer l’énergie ainsi mise en réserve, par exemple dans une pile à combustible où s’effectue la réaction inverse, produisant de l’eau et du courant électrique. L’hydrogène peut aussi être utilisée par d’autres moyens. L’énergie solaire pourrait alors être utilisée de manière plus souple qu’en produisant de l’électricité au gré de l’ensoleillement.

Mais il reste encore un long chemin à parcourir pour égaler l’efficacité des plantes vertes. L’électrolyse réclame énormément d’énergie alors que la photosynthèse se contente de peu. Si l’on parvient à trouver un moyen pour réaliser l’électrolyse avec une quantité d’électricité suffisamment faible, celle-ci pourrait être alors fournie par des cellules solaires. Les chercheurs sont persuadés que la solution se trouve dans le domaine de la chimie et en particulier des catalyseurs, ces molécules capables d’accélérer considérablement une réaction chimique sans être elles-mêmes altérées.

L’équipe de Daniel Nocera vient de présenter une remarquable avancée dans ce domaine en mettant au point un catalyseur à la fois efficace et bon marché. Alors que les recherches précédentes suivaient la piste d’un matériau à la structure maîtrisée, celui des chercheurs du MIT est amorphe et se forme de lui-même en s’accumulant spontanément autour de l’électrode (l’anode, en l’occurrence).

Cette dernière est constituée d’un oxyde d’étain et d’indium, plongée dans une solution contenant du phosphate de potassium et du cobalt. Sous l’action du champ électrique, ces éléments s’accumulent autour de l’anode où ils deviennent un catalyseur très efficace pour rompre la molécule d’eau et produire de l’oxygène gazeux, qui s’échappe, et des ions d’hydrogène, qui restent dans la solution.

Le soleil offre un immense potentiel comme source d’énergie propre pour l’humanité. En une heure, le soleil fournit assez d’énergie à la Terre pour couvrir une année de consommation énergétique mondiale. Pour James Barber, scientifique de renom mondial dans l’étude de la photosynthèse "Cette découverte de Nocera Kanan est un pas de géant vers l’utilisation massive et peu coûteuse de l’énergie solaire en substitution des énergies fossiles".

Dans Technology Review, la revue de MIT, Karsten Meyer professeur de chimie à l’université allemande Friedrich Alexander considère même qu’il s’agit là de l’une des plus grandes découvertes du siècle Dans une déclaration publique, les chercheurs du MIT ont indiqué qu’ils espéraient que tous les foyers soient alimentés de cette manière d’ici une dizaine d’années. L’énergie produite le jour serait stockée sous forme d’hydrogène pour la nuit.

MIT
Edito : Mars : nouvelle frontière de l’exploration humaine
La sonde Phoenix a confirmé pour la première fois le 31 juillet que le sol de Mars contient de l’eau gelée, ont annoncé les scientifiques de la Nasa. Sur Terre, la vie est d’abord apparue dans l’eau : c’est pourquoi la question de la présence ou non d’eau sur Mars est fondamentale. En faisant fondre cette semaine le sol gelé à l’aide de l’un de ses instruments embarqués, le robot qui se trouve sur la Planète rouge depuis deux mois a permis d’affirmer qu’il existe bien de la glace près du pôle nord de Mars. (Voir PMM et NG)

La confirmation est intervenue de manière accidentelle ; après deux tentatives malheureuses de transférer des échantillons de sol glacé à l’un des huit fours-laboratoires de Phoenix, les chercheurs ont décidé de recueillir un échantillon de sol pur sous la couche de permafrost. Analysé le 31 juillet, il a révélé contenir de la glace. Jusqu’ici, les preuves de l’existence d’eau sur Mars n’avaient pas été concluantes.

"Nous avions déjà la preuve de l’existence de cette glace d’eau grâce aux observations de Mars Odyssey et de Phoenix en juin, mais c’est la première fois que de l’eau en provenance de Mars est touchée et goûtée" par des instruments scientifiques, a ajouté le chercheur de la Nasa. L’agence spatiale a également prolongé de cinq semaines la mission de Phoenix Mars Lander en expliquant qu’au-delà de la recherche d’eau, elle explorerait la possibilité de la planète d’accueillir la vie.

"Nous allons prolonger cette mission jusqu’au 30 septembre", a annoncé Michael Meyer, scientifique de haut vol du programme d’exploration de la Nasa concernant Mars, lors d’une conférence de presse télévisée.

Cette découverte vient confirmer que l’eau a bien coulé avec abondance sur Mars. Une étude publiée dans Nature" le 17 juillet 2008) révèle qu’une une grande partie des hautes terres du sud de Mars a été baignée par de l’eau pendant des millions d’années, créant un environnement théoriquement capable d’abriter la vie. Cette étude souligne que des traces de phyllosilicates, minéraux du type argiles témoignant de l’action chimique de l’eau, ont été observées par un instrument de la sonde américaine Mars Reconnaissance Orbiter en des milliers de points des plateaux sud de la planète, sur des dunes, dans des vallées ou des cratères, selon les auteurs de l’étude, de l’Université Brown (Rhode Island).

Cette étude montre que de vastes régions d’anciennes montagnes de Mars, couvrant environ la moitié de la planète, contiennent des minerais d’argile, qui peuvent se former seulement en présence de l’eau. Les laves volcaniques ont recouvert les régions riches en argile au cours des périodes suivantes et plus sèches de l’histoire de la planète, mais les cratères d’impact les ont exposées plus tard à des milliers d’endroits à travers la planète.

« La grande surprise de ces nouveaux résultats est comment l’eau sur Mars était envahissante et durable, et combien étaient divers les environnements humides », commente Scott Murchie, l’investigateur principal de CRISM au Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory (APL).

"Ces résultats montrent une riche diversité des environnements, permettant éventuellement la vie, à l’époque du Noachien", il y a 4,6 à 3,8 milliards d’années, concluent les scientifiques.

Les chercheurs se sont notamment attachés aux pics situés dans des cratères, reliefs généralement formés par des roches reposant à l’origine jusqu’à cinq kilomètres de profondeur, éjectées lors de l’impact d’un astéroïde. "L’eau a dû former ces minéraux (les phyllosilicates) en profondeur, pour que nous ayons la signature observée" par la sonde, estime dans un communiqué le responsable de l’équipe John Mustard, professeur en géologie planétaire. Ces phytosillicates se sont formés à des températures relativement basses - - environ 100 à 200 degrés Celsius - ce qui implique qu’à la surface Mars était non seulement humide, mais également relativement tempérée.

Une autre étude, publiée dans l’édition du 2 Juin de Nature Geosciences) constate que les conditions humides ont persisté pendant longtemps. Des milliers à des millions d’années après que les argiles se soient formés, un système des canaux fluviaux les ont érodés hors des montagnes et les ont concentrées dans un delta où le fleuve s’est vidé dans un lac de cratère légèrement plus grand que Lake Tahoe en Californie, d’environ 40 kilomètres de diamètre. « La distribution des argiles à l’intérieur de l’ancien lit du lac montre que l’eau stagnante doit avoir persisté pendant des milliers d’années », note Bethany Ehlmann (Brown University), autre membre de l’équipe de CRISM et auteur principal de l’étude.

S’agissant de la composition du sol martien, les analyses effectuées par Phoenix le 25 juin immédiatement sous la surface des plaines arctiques de Mars, révèlent que le sol de Mars est semblable à celui de vallées sèches de l’Antarctique et d’autres lieux terrestres. Ce sol est alcalin et non pas acide et contient toute une gamme de composants salins, notamment du magnésium, du potassium et du chlore. Selon Sam Kounaves de l’université Tufts, chargé de la direction des expériences de chimie humide (c’est-à-dire par dissolution d’échantillons dans l’eau) menées par la sonde, "« Il ressemble à la Terre par beaucoup de côtés. C’est sans doute le type de sol que vous avez dans votre jardin : alcalin. Vous pourriez peut-être y faire pousser facilement des asperges, mais pas des fraises. »

Comme le souligne les scientifiques de l’IMEW, le Groupe de travail international sur l’exploration de Mars, l’étude et l’exportation de Mars présentent un intérêt immense car la planète rouge est la planète la plus ressemblante à la Terre dans le système solaire et les 700 premiers millions d’années de son histoire sont préservés dans sa géologie, contrairement à la Terre.

Récemment, des représentants d’agences spatiales et des experts réunis à Paris ont annoncé qu’une mission internationale pour rapporter des échantillons du sol de Mars pourrait être lancée dès 2018. Cette mission majeure, qui suppose une vaste coopération internationale, permettrait de rapporter sur Terre des roches martiennes pour les analyser. Pour le directeur général de l’Agence spatiale européenne (Esa), Jean-Jacques Dordain, un tel projet d’exploration "ne peut être qu’un objectif politique" car "il dépasse les cadres de la science, de la technologie et de l’éducation". Quant à l’étape suivante, que tout le monde pressent à présent elle aura une toute autre ampleur car il s’agit bien sûr d’une mission habitée vers Mars.

Cette mission, qui pourrait avoir lieu vers 2040, durera au moins trois ans. Elle sera la plus grandiose, la plus complexe et la plus risquée de toute l’aventure spatiale et constituera également un extraordinaire moment de l’aventure humaine. Elle répond à trois objectifs majeurs. Un objectif scientifique d’abord car, pour explorer Mars en profondeur et en percer les secrets, rien ne peut remplacer l’homme. Le second objectif est technologique : aller sur Mars nécessitera la mise au point de technologies nouvelles dans de multiples domaines : propulsion, informatique, matériaux, chimie, biologie. Les retombées d’une telle mission, si elle se conclut par un succès, seront immenses et entraîneront des sauts technologiques dans de nombreux secteurs.

Enfin le dernier objectif est de nature politique et quasiment philosophique : envoyer des hommes sur Mars et peut-être imaginer qu’ils puissent un jour lointain y vivre en permanence, représente un tel défi que l’humanité entière se sentira sans doute impliquée et associée à cette nouvelle odyssée que n’aurait pas désavouée Stanley Kubrick.

Imaginez quel éclatant symbole de l’esprit de conquête de l’espèce humaine serait le premier pas de l’homme sur Mars, le 21 juillet 2039, 70 ans après le premier pas sur la Lune de Neil Amstrong ! Il y a dans une telle aventure quelque chose qui dépasse nos vies et nos destins personnels et peut permettre aux habitants de notre planète de se rassembler et de s’enthousiasmer, au delà de leurs différences et de leurs conditions. C’est pourquoi nous devons faire de Mars la nouvelle frontière de l’exploration humaine.

René Trégouët

Sénateur honoraire du Rhône

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat

5.9.08

- Si les tendances démographiques se maintiennent, le nombre de jeunes entre 16 et 30 ans aura été réduit de 15 % pour l’ensemble de l’Europe . La défense et sa base industrielle devront faire face à d’importants problèmes de recrutement en quantité et qualité, liés au vieillissement de la population.
Contexte. Les conflits seront déclenchés par la multiplication et la conjonction de facteurs crisogènes : accroissement démographique, tensions pour l’accès aux ressources naturelles, satisfaction de besoins stratégiques, réchauffement climatique, préservation de sphères d’influence, inégalités sociales et économiques, identités communautaires, religieuses ou sociales, état de droit défaillant, etc. Dans leur majorité, ils seront locaux ou régionaux, d’origine intra-étatique, mais pourront avoir un impact sur la stabilité de la région. Les zones sensibles semblent être l’Afrique subsaharienne, le Moyen-Orient, l’Asie centrale, et à un degré moindre l’Asie du Sud-Est. Des tensions interétatiques, notamment pour l’accès aux ressources naturelles, la satisfaction de besoins stratégiques - ou la préservation de sphères d’influence - reste probable.
http://www.defense.gouv.fr/das/content/download/106747/936853/file/GT2030-01-synth%E8se.pdf

25.8.08

automates-intelligents-html - Lettre Automates Intelligents 80 (version html) - 25 aout 2008

automates-intelligents-html - Lettre Automates Intelligents 80 (version html) - 25 aout 2008: "Or, selon nous, cette façon de présenter les choses repose sur un aveuglement, résultant d'une conception mythologique selon laquelle l'homme, à l'image de Dieu, serait capable de décider librement de ce qu'il fait ou ne fait pas. En réalité, dès qu'il nous semble que nous prenons une décision librement, c'est que notre corps tout entier a déjà pris la décision. Il en est de même à propos des décisions collectives. Si la Maison Blanche décide d'envahir l'Irak, c'est que la décision avait été prise depuis un certain temps de façon inconsciente par les différents éléments constituant le « corps » du superorganisme. L'annonce «Le président des Etats-Unis décide de faire ceci ou cela» n'a qu'un seul intérêt, faire connaître au monde que le lobby militaro-industriel américain est déjà engagé dans les manœuvres initialisant la guerre en Irak, et recruter par mimétisme des adhérents.."

automates-intelligents-html - Lettre Automates Intelligents 80 (version html) - 25 aout 2008

automates-intelligents-html - Lettre Automates Intelligents 80 (version html) - 25 aout 2008: "Certes, les cerveaux des composants humains du système sont activés par les quelques informations globales qui leur parviennent, mais celles-ci sont trop rares, trop partielles et surtout trop tardives pour permettre une modélisation efficace de l'organisme dans son milieu. Les individus, par ailleurs, sont trop faibles au regard des forces physiques et économiques qui animent les organismes zootechniques, pour pouvoir, sauf exception, influer à titre individuel sur leur comportement. Ils sont emportés dans le fonctionnement du système comme le sont les cellules du corps, incapables de comprendre celui-ci et d'agir sur lui. Il est donc vain d'espérer que les cerveaux des humains participant aux organismes zootechniques, fussent-ils parmi les plus influents, puissent générer des « états de conscience » et a fortiori des « décisions volontaires » susceptibles d'avoir une influence sensible sur l'évolution de chacun de ces organismes. Ils ne pourront pas davantage agir sur le monde global dans lequel tous ces organismes se disputent les ressources nécessaires à leur survie."

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automates-intelligents-html - Lettre Automates Intelligents 80 (version html) - 25 aout 2008: "Voyons d'abord les organismes associant des entités biologiques et des technologies ayant pour effet de faire naître du désir. Dans la nature, d‘innombrables méthodes suscitant le désir ont été sélectionnées par l'évolution, au niveau des plantes et ses animaux, parce qu'elles favorisaient la reproduction : consommation d'un fruit dont les graines seront disséminées, sélection d'un partenaire sexuel à fort potentiel… On peut donc dire que le capitalisme libidinal décrit par certains auteurs, tel Bernard Stiegler, remonte loin aux origines de la vie. Il faut voir que les technologies ayant pour effet de favoriser la créativité des individus, encourager la consommation et donc la production, susciter le désir de façon quasi institutionnelle, se sont développées dès l'aube des sociétés humaines à des échelles qui défient le bon sens."

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automates-intelligents-html - Lettre Automates Intelligents 80 (version html) - 25 aout 2008: "Au plan global, des études comportementales ou économiques préciseront en termes statistiques l'impact de ce monde sur le monde non automobile. On constatera aussi que, quels que soient les dégâts humains et environnementaux provoqués par le développement inéluctable de l'organisme homme-automobile, rien ni personne ne paraît aujourd'hui en mesure d'arrêter son expansion."

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automates-intelligents-html - Lettre Automates Intelligents 80 (version html) - 25 aout 2008: "Prenons pour illustrer un propos qui pourrait demeurer trop abstrait, parmi des centaines d'autres possibles, l'exemple de trois grands organismes zootechniques qui influencent en profondeur l'évolution des écosystèmes contemporains. Il s'agit du système [homme-arme individuelle], du système [homme-automobile] et du système [homme-robot autonome]. Le premier remonte à l'histoire des civilisations, le second a pris un grand essor à partir du début du 20e siècle au sein des sociétés industrielles, le troisième commence à se mettre en place dans certaines sociétés technologiquement avancées."

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automates-intelligents-html - Lettre Automates Intelligents 80 (version html) - 25 aout 2008: "Ces études vont d'un extrême à l'autre. Ou bien elles mettent l'accent sur l'homme considéré comme responsable de l'évolution des techniques, ou bien elles considèrent les techniques comme responsables de l'évolution de l'homme (notamment dans l'esprit, très oublié aujourd'hui, du matérialisme d'inspiration marxiste)."

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automates-intelligents-html - Lettre Automates Intelligents 80 (version html) - 25 aout 2008: "Pour Richard Dawkins, ce serait la compétition-coopération darwinienne entre gènes « égoïstes » qui permettrait de comprendre l'histoire génétique des espèces vivantes à travers les âges. Parallèlement, ce serait la compétition-coopération darwinienne entre mèmes « égoïstes » qui permettrait de comprendre l'histoire des cultures animales et humaines à travers les âges. Il existe évidemment des interactions permanentes (dites parfois épigénétiques) entre ces deux évolutions, nature et culture, dont tous les phénomènes du monde vivant actuel sont les résultats."

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automates-intelligents-html - Lettre Automates Intelligents 80 (version html) - 25 aout 2008: "Certes, l'espèce humaine (sapiens sapiens) paraît définie au plan génétique par la possession d'un génome qui n'aurait pas varié depuis quelques dizaines de milliers d'années. Mais ce ne sont pas les mutations survenues au sein de ce génome qui auraient été la cause première de son évolution récente. Ces mutations, ayant par exemple permis l'acquisition d'un « gros cerveau », ont été induites par la prolifération au sein des groupes humains d'innombrables entités de type culturel, se reproduisant par imitation, les mèmes."

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automates-intelligents-html - Lettre Automates Intelligents 80 (version html) - 25 aout 2008: "Appelons Ere du zootechnocène la période d'évolution de la Terre qui s'est ouverte avec l'apparition des premiers outils techniques au sein de certaines espèces de primates, voici environ 1,5 million d'années avant le temps présent. Cette ère évolutive, qui se poursuit encore, est caractérisée par la prolifération sur le mode darwinien d'organismes zootechniques qui ont changé et continuent à changer profondément les équilibres géologiques et biologiques précédents."

Automates Intelligents : Biblionet -Comment les systèmes pondent, Pascal Jouxtel - Présentation par Christophe Jacquemin

Automates Intelligents : Biblionet -Comment les systèmes pondent, Pascal Jouxtel - Présentation par Christophe Jacquemin: "La machinerie complexe qui en résulte est capable de produire des besoins sur commande en les cultivant directement dans la tête des consommateurs. Alors comprendre, selon de nouveaux points de vue, ce qui nous pousse collectivement ou individuellement à agir, à parler et même à penser de telle ou telle façon, s'impose comme une nécessité. Questionner les modèles qui se battent pour conquérir nos espaces mentaux est pour l'auteur une culture de l'éveil, la mise en place d'un algorithme du déconditionnement qui invite à prendre de la hauteur en dénonçant les influences qui se battent pour posséder notre cerveau."

Automates Intelligents : Biblionet -Comment les systèmes pondent, Pascal Jouxtel - Présentation par Christophe Jacquemin

Automates Intelligents : Biblionet -Comment les systèmes pondent, Pascal Jouxtel - Présentation par Christophe Jacquemin: "En quoi êtes-vous le 'résonateur' de ces codes ? Faites votre 'apprentissage en mémétique', et vous verrez des mèmes partout : sur les affiches, les emballages, les couvertures de magazine, le discours des hommes politiques, dans la façon de s'habiller des jeunes (mais aussi des moins jeunes), dans vos outils de travail et dans les règles que l'on vous demande d'observer. Chaque fois que nous croyons en quelque chose, nous devons nous demander pourquoi, d'où cela nous est imposé et, surtout, accepter que ce que nous croyons constitue une simple alternative en conflit avec d'autres, et que celle qui réussira la mieux à se reproduire finira par devenir la vérité locale."

Automates Intelligents : Biblionet -Comment les systèmes pondent, Pascal Jouxtel - Présentation par Christophe Jacquemin

Automates Intelligents : Biblionet -Comment les systèmes pondent, Pascal Jouxtel - Présentation par Christophe Jacquemin: "Depuis 30 ans, certains novateurs se demandent s’il pourrait exister un équivalent culturel de l’ADN, c’est-à-dire une forme de réplicateur qui transmette par contagion ou imitation les solutions inventées par la culture humaine. Un réplicateur qui s'appellerait alors 'mème', au même titre qu'existe le mot 'gène' dans la sphère de la réplication biologique.
Mais pourquoi se poser une telle question ? Simplement parce qu'il n'existe pas à l'heure actuelle d'explication générale pour comprendre comment les manières de faire évoluent, explique Pascal Jouxtel. Dès lors, la mémétique est une science en émergence qui a l'ambition d'analyser, de regarder, d'étudier la culture humaine comme si les créations dont elle fait preuve se développaient de façon autonome. Un darwinisme des idées, se reproduisant sur le terrain humain, en fonction de nos codes et systèmes de valeur."

11.8.08

L'Expression Edition OnLine - La force tranquille qui dérange

L'Expression Edition OnLine - La force tranquille qui dérange: "En 2007, la Chine a recensé 415 000 millionnaires et 20 milliardaires. Un record mondial dans un pays où le taux de croissance moyen est de 10% chaque année. Cet essor a permis de sortir plus de 200 millions de personnes de la pauvreté. Première agriculture mondiale, la Chine a produit, l´an passé, un tiers de la production de riz et de coton, un cinquième de la production de maïs et 15% de la production de céréales. Elle détient actuellement plus de la moitié du cheptel porcin mondial."

29.7.08

Elcorreo.eu.org

Elcorreo.eu.org: "Les enjeux économiques et politiques des technologies de l'espace sont devenus, pour les Etats, extrêment importants. La puissance passe désormais par l'espace. Ce qui suppose une industrie performante en matière d'aéronautique ainsi que de fusées, de lanceurs, et de fabrication de satellites. Seuls quelques Etats (Etats-Unis, Union européenne, Russie, Chine, Japon, Inde, Israël) possèdent les atouts pour dominer ces techniques qui leur ouvrent la voie de la puissance pour le prochain siècle."

Elcorreo.eu.org

Elcorreo.eu.org: "Sur toute la planète, irrésistiblement, la population se concentre dans les villes, dont la croissance démesurée échappe de plus en plus à la maîtrise humaine. Au Nord, comme au Sud, des agglomérations tentaculaires bouleversent les équilibres écologiques, sociaux et économiques, drainent l'essentiel des richesses, accumulent, entre une minorité de privilégiés et la masse des exclus, des tensions qu'un pouvoir, souvent peu démocratique, est impuissant à régler pacifiquement.
Les mégavilles du Sud (Mexico, Sao Paulo, Calcutta, Le Caire, Lagos, Shanghai) semblent annoncer la décomposition du modèle occidental de société urbaine. Tandis que dans les banlieues du Nord, la crise enferme dans des cités-ghettos des populations sans perspectives d'avenir qui expriment leur désespoir dans de fréquentes explosions de violence."