14.1.10
[@RT Flash] Lettre 540 du 15 au 21 janvier 2010 - @ Tregouet
A présent, le paysage énergétique qui se dessine semble plus diffus, diversifié et complexe ; il combine de manière dynamique l’ensemble des sources et formes d’énergie propres et s’oriente vers une production décentralisée et locale d’énergie à partir de systèmes et de centrale mixtes qui seront eux-mêmes reliés à des compteurs « intelligents »et interconnectés à des réseaux électriques en grille, capables de gérer en temps réel les fluctuations liées à la consommation d’énergie.
7.1.10
Au moment où l’homme fait peser la menace d’une nouvelle extinction massive sur Terre, des efforts croissants sont faits pour trouver la vie ailleurs : 415 planètes tournant autour d’autres étoiles que le Soleil ont été découvertes en l’espace de quatorze ans, dont 85 en 2009, selon le dernier bilan.
"L’année 2009 est vraiment la plus riche en terme de découvertes d’exoplanètes", relève François Bouchy (Institut d’astrophysique de Paris). "C’est 23 de plus qu’en 2007 et 2008", ajoute sa collègue Claire Moutou qui a également contribué à l’identification de la première planète rocheuse comme la Terre, Corot-7b. Trop près de son étoile, c’est un enfer brûlant considéré comme inhabitable. Grâce au satellite Kepler, lancé en mars, les astronomes espèrent trouver des planètes soeurs de la Terre pouvant abriter la vie, alors que les premières exoplanètes détectées à partir 1995 étaient des géantes gazeuses comme Jupiter.
"L’année 2009 est vraiment la plus riche en terme de découvertes d’exoplanètes", relève François Bouchy (Institut d’astrophysique de Paris). "C’est 23 de plus qu’en 2007 et 2008", ajoute sa collègue Claire Moutou qui a également contribué à l’identification de la première planète rocheuse comme la Terre, Corot-7b. Trop près de son étoile, c’est un enfer brûlant considéré comme inhabitable. Grâce au satellite Kepler, lancé en mars, les astronomes espèrent trouver des planètes soeurs de la Terre pouvant abriter la vie, alors que les premières exoplanètes détectées à partir 1995 étaient des géantes gazeuses comme Jupiter.
3.1.10
Mais la nature humaine est incroyablement à courte vue. Nous demeurons persuadés que nous ne changeons pas, à travers les grands changements technologiques. Quand mon père est né en 1908, à Asbury Park, New Jersey, la nourriture arrivait en ville par des transports hippomobiles. Le véhicule à moteur était une grande nouveauté. Le chemin de fer était encore considéré comme une technologie nouvelle. Le voyage du New jersey à Los Angeles prenait 4 jours et nuits. A l'exception de quelques courageux aérostiers, les hommes ne quittaient pas le sol. Par contre, quand j'ai eu 19 ans, l'on pouvait aller de New York à Los Angeles en moins de 6 heures par jet. Cependant, je ne me représentais pas comme appartenant à une espèce nouvelle radicalement changée par les technologies. Quant à mon père, il ne s'imaginait pas avoir traversé un événement aussi dramatique qu'une Singularité. Il en est de même pour nous avec toutes les nouveautés et usages que nous permet la société de l'information et de la communication. Nous ne nous imaginons pas appartenir à une nouvelle espèce radicalement modifiée par rapport aux précédentes.
6.12.09
Le sens de Copenhague - LeMonde.fr
De quoi s'agit-il, en réalité ? De la mise en scène de la contradiction qui s'est forgée au long de la révolution industrielle entre une logique économique et la contrainte écologique. Le développement des forces productives a conduit à un niveau jamais atteint de la richesse matérielle collective et de la productivité du travail, mais au prix d'une destruction massive de l'environnement naturel. D'abord insensible, elle commence maintenant à perturber le fonctionnement de la biosphère, menaçant de rompre l'équilibre toujours fragile des tensions qui caractérise les sociétés humaines.
6.11.09
[@RT Flash] Lettre 533 du 6 au 19 novembre 2009 (num�ro double) - @ Tregouet
Un récent rapport de l’INED rappelle que plus de 20.000 centenaires vivent aujourd’hui en France, chiffre qui devrait tripler d’ici 2050. Il y en avait 3.700 en 1990 et 200 en 1950. En outre, ce rapport confirme que, contrairement à ce que nous prédisent régulièrement certains prophètes de l’apocalypse, l’espérance de vie continue de progresser au même rythme en France, plus de trois mois par an.
Dans une autre étude de l’INED « Une démographie sans limite ?« qui a fait grand bruit et suscite un débat passionné au sein de la communauté scientifique, deux chercheurs ont imaginé les conséquences planétaires d’une marche vers 150 ans d’espérance de vie. Avec 2,1 enfants par femme, une telle évolution permettrait de doubler l’effectif final de la population mondiale avant sa stabilisation.
Mais le prix à payer serait évidemment un vieillissement démographique inouï : il n’y aurait plus que 14 % de jeunes de moins de 20 ans et 27 % d’adultes de 20 à 59 ans alors que 59 % de la population aurait 60 ans ou plus. Cependant, rien ne prouve que la fécondité soit elle-même destinée à se figer à 2,1 enfants par femme.
Si la tendance à l’enfant unique se généralisait, non seulement la population serait vouée à disparaître en quelques siècles, mais entre-temps sa structure par âge vieillirait de manière encore plus spectaculaire : avec 150 ans d’espérance de vie, les moins de 20 ans ne seraient plus dans ce cas que 2 %, les 20-59 ans 7 % et les 60 ans ou plus 91 %. Dans une telle hypothèse, tout à fait plausible, 74 % de l’humanité serait centenaire !
On voit donc que la mutation démographique que va connaître l’humanité au cours de ce siècle va entraîner des conséquences sociales, économiques et culturelles incalculables et provoquer l’avènement d’une nouvelle civilisation radicalement différente de celle que l’homme a connue jusqu’à présent. La grande question n’est plus de savoir si une telle évolution est possible mais si elle est souhaitable et comment l’espèce humaine pourra, dans un délai de transition aussi cours à l’échelle historique, s’y adapter.
Dans une autre étude de l’INED « Une démographie sans limite ?« qui a fait grand bruit et suscite un débat passionné au sein de la communauté scientifique, deux chercheurs ont imaginé les conséquences planétaires d’une marche vers 150 ans d’espérance de vie. Avec 2,1 enfants par femme, une telle évolution permettrait de doubler l’effectif final de la population mondiale avant sa stabilisation.
Mais le prix à payer serait évidemment un vieillissement démographique inouï : il n’y aurait plus que 14 % de jeunes de moins de 20 ans et 27 % d’adultes de 20 à 59 ans alors que 59 % de la population aurait 60 ans ou plus. Cependant, rien ne prouve que la fécondité soit elle-même destinée à se figer à 2,1 enfants par femme.
Si la tendance à l’enfant unique se généralisait, non seulement la population serait vouée à disparaître en quelques siècles, mais entre-temps sa structure par âge vieillirait de manière encore plus spectaculaire : avec 150 ans d’espérance de vie, les moins de 20 ans ne seraient plus dans ce cas que 2 %, les 20-59 ans 7 % et les 60 ans ou plus 91 %. Dans une telle hypothèse, tout à fait plausible, 74 % de l’humanité serait centenaire !
On voit donc que la mutation démographique que va connaître l’humanité au cours de ce siècle va entraîner des conséquences sociales, économiques et culturelles incalculables et provoquer l’avènement d’une nouvelle civilisation radicalement différente de celle que l’homme a connue jusqu’à présent. La grande question n’est plus de savoir si une telle évolution est possible mais si elle est souhaitable et comment l’espèce humaine pourra, dans un délai de transition aussi cours à l’échelle historique, s’y adapter.
[@RT Flash] Lettre 533 du 6 au 19 novembre 2009 (num�ro double) - @ Tregouet
L’accroissement de l’espérance de vie a-t-elle une limite ? Dans les pays développés, celle-ci augmente en moyenne de trois mois chaque année depuis cent soixante ans. Mais, si l’on en croit une analyse publiée dans le Journal of population aging, l’avenir n’est pas écrit.
Cet article qui recense les multiples facteurs influençant la longévité humaine, n’exclut pas que dans des pays comme les États-Unis où l’obésité est une véritable épidémie, l’espérance de vie puisse diminuer dans les prochaines décennies.
En 1840, les Suédoises arrivaient en tête avec une longévité moyenne de 45 ans. Cette place est tenue aujourd’hui par les Japonaises avec une espérance de vie proche de 85 ans. En deux siècles, selon le démographe James Riley, la longévité humaine globale a beaucoup plus que doublé pour les hommes (elle est passée en moyenne de 25 ans à 65 ans) et presque triplé pour les femmes (de 25 à 70 ans).
Rien ne dit que cette tendance va se prolonger indéfiniment. La question est pourtant importante. En effet, le vieillissement des populations conditionne toutes les politiques publiques, aussi bien le calcul de l’âge de la retraite que l’organisation du système de santé, voire l’aménagement des réseaux de transports afin de prolonger l’autonomie des personnes âgées. Les experts ont appris à se montrer prudents.
Dans les années 1920, Louis Dublin, l’un des meilleurs statisticiens de l’époque, estimait que l’espérance de vie maximum des Américains ne pourrait pas jamais dépasser 64 ans. Ce plafond physiologique a explosé. En mai 2009, le Gerontology Research Group recensait dans le monde pas moins de 200 000 supercentenaires, des personnes ayant dépassé 110 ans.
Avant les années 1950, l’accroissement de l’espérance de vie est généralement attribué à la réduction de la mortalité infantile. Après, il s’explique par l’augmentation du niveau de vie ainsi que toute une série de progrès en matière de salubrité, de nutrition, d’éducation, d’hygiène et de médecine. Le principal risque lié au mode de vie au cours du XXe siècle a d’abord été le tabac. « Les autres risques dans les pays riches sont une mauvaise alimentation, le manque d’exercice physique et la consommation excessive d’alcool », relèvent Sarah Harper et Kenneth Howse.
Cet article qui recense les multiples facteurs influençant la longévité humaine, n’exclut pas que dans des pays comme les États-Unis où l’obésité est une véritable épidémie, l’espérance de vie puisse diminuer dans les prochaines décennies.
En 1840, les Suédoises arrivaient en tête avec une longévité moyenne de 45 ans. Cette place est tenue aujourd’hui par les Japonaises avec une espérance de vie proche de 85 ans. En deux siècles, selon le démographe James Riley, la longévité humaine globale a beaucoup plus que doublé pour les hommes (elle est passée en moyenne de 25 ans à 65 ans) et presque triplé pour les femmes (de 25 à 70 ans).
Rien ne dit que cette tendance va se prolonger indéfiniment. La question est pourtant importante. En effet, le vieillissement des populations conditionne toutes les politiques publiques, aussi bien le calcul de l’âge de la retraite que l’organisation du système de santé, voire l’aménagement des réseaux de transports afin de prolonger l’autonomie des personnes âgées. Les experts ont appris à se montrer prudents.
Dans les années 1920, Louis Dublin, l’un des meilleurs statisticiens de l’époque, estimait que l’espérance de vie maximum des Américains ne pourrait pas jamais dépasser 64 ans. Ce plafond physiologique a explosé. En mai 2009, le Gerontology Research Group recensait dans le monde pas moins de 200 000 supercentenaires, des personnes ayant dépassé 110 ans.
Avant les années 1950, l’accroissement de l’espérance de vie est généralement attribué à la réduction de la mortalité infantile. Après, il s’explique par l’augmentation du niveau de vie ainsi que toute une série de progrès en matière de salubrité, de nutrition, d’éducation, d’hygiène et de médecine. Le principal risque lié au mode de vie au cours du XXe siècle a d’abord été le tabac. « Les autres risques dans les pays riches sont une mauvaise alimentation, le manque d’exercice physique et la consommation excessive d’alcool », relèvent Sarah Harper et Kenneth Howse.
1.11.09
De nombreux évènements prévus par le « Global Trends 2025 » se sont en fait déjà déroulés. Le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine - désignés collectivement par l’acronyme BRIC - jouent déjà un rôle beaucoup plus actif dans les affaires économiques mondiales, alors que le rapport prévoyait que cela ne serait le cas que dans une décennie ou deux. Dans le même temps, la position mondiale dominante auparavant monopolisée par les Etats-Unis avec l’aide des grandes puissances industrielles occidentales - le Groupe des 7 (G-7) - s’est déjà affaiblie à un rythme remarquable. Les pays qui autrefois demandaient conseil aux États-Unis sur les grandes questions internationales ignorent maintenant les recommandations de Washington et développent au contraire leurs propres réseaux politiques autonomes. Les États-Unis sont de moins en moins enclins à déployer leurs forces armées à l’étranger alors que les puissances rivales augmentent leurs propres capacités militaires et que les acteurs non étatiques recourent aux tactiques « asymétriques » pour contrecarrer l’avantage de la puissance de feu conventionnelle dont disposent les États-Unis.
23.10.09
Les défis du développement durable, de la crise économique, de la société de la connaissance nous obligent à prendre en compte une multitude de facteurs. Cette pensée cartographiée complexe que j’appelle « pensée-2 » doit être mémorisable entre les différentes innovations des laboratoires. En place de cathédrale, j’utilise la carte d’une l’île (Cf. biblioprospectic.fing.org) . A force de me promener dans cette île, elle s’est installée dans ma mémoire à long terme. J’ai pu placer dans ce décor ce qui est déterminant sur le plan technologique et scientifique pour les années à venir. Utiliser cet outil de mémorisation m’a permis de découvrir des liens nouveaux.
Une fois muni d’une carte commune pour y déposer nos idées, nous pouvons collaborer à plusieurs. Le courant de l’open source démontre par l’exemple qu’on peut contrairement à ce qu’on dit collaborer à plus de douze. Le peer to peer, les réseaux sur internet offrent des modes de coopération qui dépassent la centaine. L’open source est un modèle résiliant, qui s’adapte. Il ne vise pas l’efficacité mais l’adaptabilité. Ce qui se passe dans le domaine des logiciels libres est en train de s’adapter à bien d’autres aspects de la connaissance : la biologie, les sciences cognitives, l’économie, les échanges monétaires
Une fois muni d’une carte commune pour y déposer nos idées, nous pouvons collaborer à plusieurs. Le courant de l’open source démontre par l’exemple qu’on peut contrairement à ce qu’on dit collaborer à plus de douze. Le peer to peer, les réseaux sur internet offrent des modes de coopération qui dépassent la centaine. L’open source est un modèle résiliant, qui s’adapte. Il ne vise pas l’efficacité mais l’adaptabilité. Ce qui se passe dans le domaine des logiciels libres est en train de s’adapter à bien d’autres aspects de la connaissance : la biologie, les sciences cognitives, l’économie, les échanges monétaires
ProspecTIC - Prospectic-2008
Aujourd hui, l'homme peut non seulement agir sur lui-même et sur son environnement, mais il a aussi acquis le pouvoir de détruire sa niche écologique, voire l'humanité toute entière.
De nombreuses innovations vont se fondre dans notre quotidien ou notre corps.
Des domaines tels que les NBIC (nanotechnologies, biotechnologie, information et cognition) ouvrent grand l'univers des possibles, mais en suscitant de nombreuses interrogations. On voit apparaître des matériaux qui changent leurs propriétés en fonction de l'environnement, des nano-usines, des interfaces directes entre le cerveau et les ordinateurs, des robots qui mangent pour acquérir de l'énergie, l'observation en temps réel du cerveau humain...
Nous sommes désarmés face à notre incapacité collective à faire des choix d'une ampleur historique et à les appliquer. Comment mobiliser l'intelligence collective des hommes faceà ces défis majeurs ? Il est devenu primordial de poser le débat
De nombreuses innovations vont se fondre dans notre quotidien ou notre corps.
Des domaines tels que les NBIC (nanotechnologies, biotechnologie, information et cognition) ouvrent grand l'univers des possibles, mais en suscitant de nombreuses interrogations. On voit apparaître des matériaux qui changent leurs propriétés en fonction de l'environnement, des nano-usines, des interfaces directes entre le cerveau et les ordinateurs, des robots qui mangent pour acquérir de l'énergie, l'observation en temps réel du cerveau humain...
Nous sommes désarmés face à notre incapacité collective à faire des choix d'une ampleur historique et à les appliquer. Comment mobiliser l'intelligence collective des hommes faceà ces défis majeurs ? Il est devenu primordial de poser le débat
9.10.09
Agir ou ne pas agir : les risques
Selon Martin Parry du Collège Imperial de Londres : “il est maintenant trop tard pour tergiverser. Il faut développer une stratégie en trois points :
1) réduire les émissions le plus vite possible ;
2) s’adapter à une vie avec 3 degrés supplémentaires ;
3) utiliser la géo-ingénierie pour faciliter la transition entre la période de réduction et celle d’adaptation.”
D’après Petr Chylek du laboratoire de Los Alamos : “La géo-ingénierie devrait se consacrer à un but unique : éviter la fonte des glaces du Groenland. Cela diviserait les coûts d’une telle entreprise par un facteur situé entre 10 et 100″.
Pour Kerry Emmanuel du Massachusetts Institute of Technology (MIT): “La solution de la géo-ingénierie est peut-être moins que désirable, mais la probabilité d’obtenir un accord global pour la réduction des émissions de CO² est aujourd’hui très faible.”
John Matham du Centre national américain sur la recherche atmosphérique y croit fort : “Il est vital d’utiliser la géo-ingénierie pendant qu’on effectue des recherches sur des formes d’énergie propres”. La technologie des “gouttelettes d’eau” (voir prochain article) étudiée par son groupe pourrait, selon lui, maintenir constante la température pendant 50 ans et permettre de sauvegarder la couverture arctique durant cette période.
Selon Martin Parry du Collège Imperial de Londres : “il est maintenant trop tard pour tergiverser. Il faut développer une stratégie en trois points :
1) réduire les émissions le plus vite possible ;
2) s’adapter à une vie avec 3 degrés supplémentaires ;
3) utiliser la géo-ingénierie pour faciliter la transition entre la période de réduction et celle d’adaptation.”
D’après Petr Chylek du laboratoire de Los Alamos : “La géo-ingénierie devrait se consacrer à un but unique : éviter la fonte des glaces du Groenland. Cela diviserait les coûts d’une telle entreprise par un facteur situé entre 10 et 100″.
Pour Kerry Emmanuel du Massachusetts Institute of Technology (MIT): “La solution de la géo-ingénierie est peut-être moins que désirable, mais la probabilité d’obtenir un accord global pour la réduction des émissions de CO² est aujourd’hui très faible.”
John Matham du Centre national américain sur la recherche atmosphérique y croit fort : “Il est vital d’utiliser la géo-ingénierie pendant qu’on effectue des recherches sur des formes d’énergie propres”. La technologie des “gouttelettes d’eau” (voir prochain article) étudiée par son groupe pourrait, selon lui, maintenir constante la température pendant 50 ans et permettre de sauvegarder la couverture arctique durant cette période.
Et si la planète était encore plus menacée qu’on ne le pense ? Et si les mesures actuelles envisagées contre le réchauffement climatique (réduction des émissions, taxe carbone, green design…), n’étaient qu’emplâtres sur une jambe de bois ? Le fait est qu’il y a souvent une distance entre le discours volontiers alarmiste (et probablement avec raison) des penseurs écologistes et la relative modération des solutions proposées.
Face à l’urgence de résoudre le problème climatique, une solution “taboue” commence à avoir de nouveau droit de cité : la géo-ingénierie.
Pour résoudre la crise écologique, modifions plus encore le système écologique !
Qu’envisagent donc les adeptes de cette discipline? La modification voulue et systématique du système écologique terrestre, tout simplement. On comprend que cela fasse grincer des dents ! Car une erreur sur une entreprise de cette ampleur pourrait bien nous être fatale à tous. Imaginez les débats et les peurs liées aux OGM, au nucléaire, à la nanotechnologie, à la modification du vivant… mélangez-les et multipliez par 10 : vous aurez peut-être une légère approximation de l’inquiétude que suscite le débat qui s’amorce autour de la géo-ingénierie.
Face à l’urgence de résoudre le problème climatique, une solution “taboue” commence à avoir de nouveau droit de cité : la géo-ingénierie.
Pour résoudre la crise écologique, modifions plus encore le système écologique !
Qu’envisagent donc les adeptes de cette discipline? La modification voulue et systématique du système écologique terrestre, tout simplement. On comprend que cela fasse grincer des dents ! Car une erreur sur une entreprise de cette ampleur pourrait bien nous être fatale à tous. Imaginez les débats et les peurs liées aux OGM, au nucléaire, à la nanotechnologie, à la modification du vivant… mélangez-les et multipliez par 10 : vous aurez peut-être une légère approximation de l’inquiétude que suscite le débat qui s’amorce autour de la géo-ingénierie.
2.10.09
Un nez électronique pour détecter les gaz dangereux
Un nez électronique pour détecter des vapeurs d’ammoniac, d’acide nitrique, de dioxyde de soufre... C’est ce que vient de mettre au point une équipe de chercheurs américains de l’Université de l’Illinois. Cette formidable machine agit en moins de deux minutes et peut ainsi alerter en cas d’émanations immédiatement dangereuses pour la santé, voire pour la vie. Selon l’étude publiée par la revue Nature Chemistry, ce nez permet « de différencier 19 produits industriels toxiques ».
Son fonctionnement paraît relativement simple : il utilise 36 pigments différents dont la couleur change en fonction de leur environnement chimique. Ces pigments chimiosensibles sont répartis sur une structure nanoporeuse de la taille d’un timbre-poste. La présence du gaz toxique est indiquée par le changement du motif coloré par les différents pigments. Le changement du motif des couleurs est une empreinte moléculaire unique pour chaque gaz toxique.
Pour analyser les différences de motifs, l’image des pigments colorés doit être enregistrée avant et après exposition aux produits chimiques. Ce nez artificiel est « simple, rapide et peu coûteux », explique l’université qui précise qu’il n’est pas affecté par les changements d’humidité.
Figaro
Un nez électronique pour détecter des vapeurs d’ammoniac, d’acide nitrique, de dioxyde de soufre... C’est ce que vient de mettre au point une équipe de chercheurs américains de l’Université de l’Illinois. Cette formidable machine agit en moins de deux minutes et peut ainsi alerter en cas d’émanations immédiatement dangereuses pour la santé, voire pour la vie. Selon l’étude publiée par la revue Nature Chemistry, ce nez permet « de différencier 19 produits industriels toxiques ».
Son fonctionnement paraît relativement simple : il utilise 36 pigments différents dont la couleur change en fonction de leur environnement chimique. Ces pigments chimiosensibles sont répartis sur une structure nanoporeuse de la taille d’un timbre-poste. La présence du gaz toxique est indiquée par le changement du motif coloré par les différents pigments. Le changement du motif des couleurs est une empreinte moléculaire unique pour chaque gaz toxique.
Pour analyser les différences de motifs, l’image des pigments colorés doit être enregistrée avant et après exposition aux produits chimiques. Ce nez artificiel est « simple, rapide et peu coûteux », explique l’université qui précise qu’il n’est pas affecté par les changements d’humidité.
Figaro
28.9.09
25.9.09
22.9.09
Où va le monde ? Avec la fin de la guerre froide, la crise financière, l'affaiblissement du leadership américain, cette question est plus légitime que jamais. Le XXe siècle est bel et bien derrière nous, mais les contours du XXIe siècle sont encore flous et incertains. La nouvelle édition de l'Atlas du Monde diplomatique essaie de fournir des pistes de compréhension du monde qui se dessine avec la fin de la présidence Bush et l'élection de M. Barack Obama, avec l'ascension des pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), avec la menace du changement climatique et les défis énergétiques, avec la poursuite des crises régionales, notamment dans le Grand Moyen-Orient, de l'Afghanistan à la Palestine, de l'Iran à la Somalie.
Cette nouvelle édition a été complètement actualisée et enrichie; notamment par un chapitre consacré à l'Asie, car, désormais, c'est sur ce continent que se joue en grande partie l'avenir. L'affirmation des deux géants que sont l'Inde et la Chine devrait, durablement, affecter les relations internationales et, dans une certaine mesure, mettre un terme à un monde qui fut, deux siècles durant, dominé par l'Occident.
Cette nouvelle édition a été complètement actualisée et enrichie; notamment par un chapitre consacré à l'Asie, car, désormais, c'est sur ce continent que se joue en grande partie l'avenir. L'affirmation des deux géants que sont l'Inde et la Chine devrait, durablement, affecter les relations internationales et, dans une certaine mesure, mettre un terme à un monde qui fut, deux siècles durant, dominé par l'Occident.
18.9.09
En France, la Caisse des Dépots vient de sortir un rapport très intéressant intitulé « Technologies de l’autonomie » http://e-alsace.net/documents/fck/file/documents_pdf/EtudesCDC.pdf. Cette étude rappelle que la population française âgée de 75 ans et plus sera multipliée par 2,5 entre 2000 et 2040 pour atteindre 10 millions de personnes. En supposant une stabilité de la durée de vie moyenne en dépendance, 1200000 personnes seraient dépendantes en 2040.
15.9.09
Ce moment américain n'est synonyme ni de paix, ni de nouvel ordre du monde. Avec la caution des Nations unies, comme en Somalie, ou sans elle, comme au Kosovo, les Etats-Unis multiplient les interventions militaires, parfois au nom du droit d'ingérence humanitaire. Dans le même temps émerge un nouvel ennemi global, l'islam radical, considéré comme aussi dangereux que le nazisme ou le communisme.
Quant à la mondialisation économique, la « mondialisation heureuse », elle commence à donner les premiers signes de craquement, ainsi qu'en témoignent les crises asiatique et russe de la seconde moitié des années 1990.
L'avènement de M. George W. Bush à la présidence des Etats-Unis et les attentats contre New York et Washington du 11 septembre 2001 favorisent l'avènement d'une politique impériale américaine, politique qui, paradoxalement, va accélérer un déclin des Etats-Unis.
Quant à la mondialisation économique, la « mondialisation heureuse », elle commence à donner les premiers signes de craquement, ainsi qu'en témoignent les crises asiatique et russe de la seconde moitié des années 1990.
L'avènement de M. George W. Bush à la présidence des Etats-Unis et les attentats contre New York et Washington du 11 septembre 2001 favorisent l'avènement d'une politique impériale américaine, politique qui, paradoxalement, va accélérer un déclin des Etats-Unis.
27.8.09
Depuis la guerre froide, le pétrole s'est fait or, le mur s'est effondré à Berlin, la bombe a proliféré, le chômage s'est pointé au Nord, le Sud n'a cessé de se peupler, la Chine s'est réveillée, le Japon a émergé, l'Europe est née, l'Autorité palestienne a été inventée, Rabin a été assassiné, l'islamisme a explosé, talibanisé, les bakcans ont repris feux, l'Otan, l'Onu, l'Opep, ONG et, les dernières notes de cette symphonie du nouveau monde sont la globalisation, la « guerre au terrorisme », le Nouvel orient. Samuel Huntington en a même tiré une partition !
Une chose est certaine, les relations internationales ne peuvent plus souffrir de la rationalité limitée. Mais le ver est dans le fruit: experts auto-proclammés, hommes politiques populistes et médias à sensations colportent des idées reçues sur les relations internationales, souvent avec bonne foi. Et depuis le « 11 septembre 2001 » nous sommes tentés de leur prêter attention.
Une chose est certaine, les relations internationales ne peuvent plus souffrir de la rationalité limitée. Mais le ver est dans le fruit: experts auto-proclammés, hommes politiques populistes et médias à sensations colportent des idées reçues sur les relations internationales, souvent avec bonne foi. Et depuis le « 11 septembre 2001 » nous sommes tentés de leur prêter attention.
15.7.09
IBM - Une plan�te plus intelligente - Aper�u - Canada
IBM - Une planete plus intelligente - Apercu - Canada: Le monde est de plus en plus instrumenté. D'ici à 2010, il y aura sur terre un milliard de transistors par humain, chacun coûtant un dix-millionième de cent.
Le monde est interconnecté. Avec un billion d'articles en réseau — voitures, routes, oléoducs, électroménagers, produits pharmaceutiques et bétail — la quantité d'informations créées par toutes ces interactions croît de façon exponentielle.
Tous ces articles deviennent intelligents. Des algorithmes et de puissants systèmes peuvent analyser ces montagnes de données et les transformer en décisions et mesures réelles capables de rendre le monde meilleur. Plus intelligent.
Le monde est interconnecté. Avec un billion d'articles en réseau — voitures, routes, oléoducs, électroménagers, produits pharmaceutiques et bétail — la quantité d'informations créées par toutes ces interactions croît de façon exponentielle.
Tous ces articles deviennent intelligents. Des algorithmes et de puissants systèmes peuvent analyser ces montagnes de données et les transformer en décisions et mesures réelles capables de rendre le monde meilleur. Plus intelligent.
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