L’eau est rapidement devenue une ressource limitée. Des problèmes quant à sa quantité, sa qualité et à sa distribution sont d’actualité. L’OCDE estime que la moitié de la population mondiale vivra dans des régions connaissant des pénuries d’eau d’ici 2030.
7.8.12
- Croissance de la population mondiale
Le plus grand changement surviendra au niveau démographique, avec une croissance rapide et continue de la population mondiale. Selon les Nations Unies, elle devrait passer de 6,8 milliards à 9 milliards d’habitants d’ici 2050. Cette croissance ne sera pas uniforme à travers le globe. Toujours selon les prévisions des Nations Unies, 98% de la hausse des populations proviendra des pays émergents.
- Une urbanisation galopante
La montée de l’urbanisation est le second facteur démographique clé. Plus de la moitié de la population mondiale est déjà urbaine. Les gens continuent d’affluer dans les villes, à la recherche d’un meilleur mode de vie. Les Nations Unies prévoient un taux d’urbanisation de 60% en Chine et de 40% en Inde d’ici 2050. En 1975, ce taux n’était qu’à 20% pour ces deux pays.
- Une population vieillissante
Le vieillissement est la troisième évolution cruciale de la démographie. Les populations vieillissent tant dans le monde développé que dans certains pays émergents tels que la Chine et la Russie. Selon les Nations Unies, plus d’un quart de la population des pays du G7 atteindra l’âge de la retraite en 2030.
- Une classe moyenne en pleine expansion
Selon les données de la Banque mondiale, la classe moyenne, celle dont le revenu annuel se situe entre 3 000 $ et 20 000 $, va s’étendre de 7% de la population mondiale en 2000 à 16% en 2030. Dans un même temps, le pourcentage de personnes définies comme "riches" aura plus que doublé, de 10% à 21% sur la même période.
29.7.12
En une vingtaine d’années (sur la séquence effondrement de l’URSS 1991 et printemps arabe 2011), nous avons vu s’écrouler non seulement des murs, mais des idéologies, des préjugés, des modes de pensée, des pronostics. La « victoire » du Bien sur le Mal, par exemple… Souvenons-nous des accents triomphants de la société libérale après la fin du collectivisme. Fin de l’histoire, victoire définitive du libéralisme, démocratie destinée à se répandre sur la terre comme une traînée de poudre. Plus d’ennemi, plus de guerre…
2.7.12
Le sommet de la Terre démarre mercredi à Rio. Vous qui avez connu la première conférence, celle de Stockholm, en 1972, que vous inspire cette rencontre, quarante ans plus tard ?
Comme environnementaliste, je trouve stupide l’idée même que des dizaines de milliers de personnes sautent dans un avion pour rejoindre la capitale brésilienne, histoire de discuter de soutenabilité. C’est complètement fou. Dépenser l’argent que ça coûte à financer des politiques publiques en faveur de la biodiversité, de l’environnement, du climat serait plus efficace. Il faut que les gens comprennent que Rio + 20 ne produira aucun changement significatif dans les politiques gouvernementales, c’est même l’inverse.
Regardez les grandes conférences onusiennes sur le climat, chaque délégation s’évertue à éviter un accord qui leur poserait plus de problèmes que rien du tout. La Chine veille à ce que personne n’impose de limites d’émissions de CO2, les Etats-Unis viennent discréditer l’idée même qu’il y a un changement climatique. Avant, les populations exerçaient une espèce de pression pour que des mesures significatives sortent de ces réunions. Depuis Copenhague, et l’échec cuisant de ce sommet, tout le monde a compris qu’il n’y a plus de pression. Chaque pays est d’accord pour signer en faveur de la paix, de la fraternité entre les peuples, du développement durable, mais ça ne veut rien dire. Les pays riches promettent toujours beaucoup d’argent et n’en versent jamais.
26.6.12
Au niveau cérébral, la lecture est un processus complexe mais qui revient toujours à solliciter les mêmes aires : il s’agit de mettre en connexion les centres de la vision (aire occipitale du cerveau qui s’occupe de la reconnaissance graphique des signes) avec les centres du langage (lobe temporal gauche), en utilisant deux voies principales : la « voie lexicale » (celle du sens) et celle du son (phonologique). C’est un peu compliqué, mais au fond, ce processus universel signifie que le cerveau ne crée pas de nouveaux circuits pour apprendre à lire : il mobilise des dispositifs et des compétences existantes et les connecte.
Il n’y a donc pas de création d’un centre de la lecture dans le cerveau, mais l’utilisation de circuits existants détournés pour d’autres finalités. Ce processus de recyclage est comparable à l’apprentissage de la nage. Pour nager, les humains ne créent pas des nageoires, ils utilisent bras et jambes d’une façon nouvelle pour se maintenir à la surface de l’eau et avancer. Nos bras et jambes sont « recyclés » en nageoires.
La lecture implique donc une adaptation du cerveau à une fonction nouvelle, mais elle ne peut le faire qu’en s’adaptant aux capacités cérébrales. Finalement, la culture doit épouser les contraintes du cerveau pour réussir à s’y implanter durablement.
L’acquisition du langage démarre dès la naissance, par la détection progressive des sons, puis des mots de la langue maternelle. À partir de 2 ans, l’enfant se met à assimiler à une vitesse vertigineuse des milliers de mots et des règles de grammaire, ce qui implique qu’il possède une compétence à acquérir le langage. Cette compétence ne saurait être développée par un cerveau « inachevé ». Elle suppose au contraire une grande précocité de développement et la mise en action d’aires cérébrales finalisées et spécialisées dans le langage. Le petit humain est équipé de tout un arsenal spécialisé destiné à l’acquisition du langage. Les recherches en psychologie sur les capacités précoces du nourrisson montrent que le cerveau de l’humain n’est pas sous-développé par rapport à d’autres espèces, mais est au contraire surdéveloppé et prédisposé à accomplir toute une série de tâches complexes : le langage en est un bon exemple. Le langage maternel n’est là que pour alimenter un cerveau à la recherche de mots, de règles grammaires, qui permettent à cet « instinct du langage » de s’exprimer .
21.6.12
Qu’on le koro, le breton et lepotawatomi en commun? Ce sont toutes les trois des langues menacées de disparition. D’après National Geographic, une langue meurt toutes les deux semaines. Et d’ici à 2050, près de la moitié des 7.000 langues parlées sur la terre vont disparaitre. Mais pas de panique, Google vient de lancer un projet visant à lutter contre ce phénomène, rapporte Mashable.
19.6.12
Le libre-échangisme est l'idéologie des nations économiquement dominantes : la Grande-Bretagne au XIXème siècle, les Etats-Unis, puis les Etats européens dans la deuxième moitié du XXème siècle...
C'est l'idéologie qui favorise la perpétuation de leur domination. Les pays industriellement émergents - la France au XIXème siècle, le Japon, les Tigres et les Dragons asiatiques au XXème ...- sont au contraire plutôt protectionnistes. Jusqu'en 2007, les Européens pensaient être les gagnants de la nouvelle division internationale du travail. L'Union européenne était la première puissance économique du monde, sa balance commerciale était excédentaire. Les élites européennes étaient donc favorables au libre-échange généralisé.
Aujourd'hui, les rapports de forces économiques sont en train de changer. Les émergents ont émergé, et s'avèrent être de redoutables concurrents. L'idéologie libre-échangiste commence à battre de l'aile...
18.6.12
Le diagnostic est clair et inquiétant : le temps s’accélère. Nous serions absorbés par le présent qui nous tyrannise. Les choix qui s’offrent à nous sont si nombreux que, incapables de choisir, nous zappons de l’un à l’autre dans une course effrénée. Les statistiques nous montrent pourtant que nous disposons de beaucoup plus de temps que nos ancêtres, grâce notamment aux innovations technologiques qui nous permettent, par exemple, d’envoyer à la vitesse d’un clic une commande à l’autre bout du monde, ce qui nous aurait peut-être pris une année de voyage il y a encore deux siècles.
6.6.12
La croissance ininterrompue des pays émergents depuis une dizaine d’année entraine un rééquilibrage du pouvoir économique dans le monde. Après avoir largement dominé le monde durant plus de deux siècles, les puissances occidentales assistent à un basculement du centre de gravité de l’économie mondiale vers l’Asie et notamment vers la Chine. Encore très en retrait il y a 30 ans, la Chine est devenue, à force de réformes économiques très bien planifiées, la deuxième économie mondiale. Terre d’investissements, économie exportatrice, sa forte croissance laisse penser que d’ici 2025 l’empire du Milieu deviendra la première puissance économique mondiale.
Grâce à ses investissements massifs dans la recherche et l’innovation mais aussi dans l’acquisition de technologies occidentales, la Chine est leader mondial dans de nombreux domaines. Pour autant, cette situation ne doit pas masquer les faiblesses de cette puissance. Son rapide développement économique a engendré à l’intérieur du pays de nombreuses inégalités socio-spatiales. De plus, son économie n’est pas encore consolidée et elle reste très dépendante des puissances étrangères.
«Toutes les transitions énergétiques ont une chose en commun: ce sont des processus de longue haleine, qui prennent plusieurs dizaines d’années», écrivait ainsi Vaclav Smil en 2008. Et de fait, 109 ans après la signature de la Déclaration d’indépendance, le bois était encore la première source d’énergie d’Amérique.
Il a fallu attendre 1885 (l’année de l’intronisation du président Grover Cleveland) pour voir le charbon dépasser le bois. Puis le charbon fut roi jusqu’en 1950, avant d’être détrôné par le pétrole. «Et plus l’échelle des utilisations et des conversions en vigueur est grande, plus le processus de substitution est lent», explique Smil (intellectuel touche-à-tout, éminent professeur à l’Université de Manitoba et auteur de nombreux ouvrages sur les questions énergétiques). Il estime qu’«un monde sans énergies fossiles est extrêmement souhaitable (…) [mais] cette transformation coûterait très cher et nous demanderait une patience considérable : la durée des transitions énergétiques futures ne se comptera pas en années, mais en décennies».
3.6.12
29.5.12
Notre compréhension du monde des virus et de leurs interactions avec le reste du vivant a beaucoup évolué ces dernières années. Tout d’abord il faut bien réaliser que la mauvaise réputation des virus s’est construite autour des effets – certes parfois dévastateurs – causés chez l’homme par une infime proportion de la totalité des virus présents sur notre planète. Moins d’une dizaine sont responsables des maladies virales les plus fréquentes dans nos régions, comme le rhume, la grippe, la varicelle, la rougeole. S’il est bien normal que ce petit nombre de virus nous préoccupe particulièrement, il faut savoir que l’écrasante majorité des virus non seulement ne peut pas infecter l’homme mais joue un rôle crucial dans son « écosystème » interne. Le corps d'un homme adulte sain abrite plus de trois mille milliards de virus, pour la plupart des bactériophages infectant les bactéries présentes dans le tractus intestinal et sur les muqueuses. L’impact de ces virus n’est pas encore complètement compris, mais on peut déjà parier qu’ils jouent un rôle important dans la régulation de la composition des communautés bactériennes vivant en symbiose avec l’homme.
10.5.12
Le World Economic Forum et Deloitte Touch viennent de publier un rapport sur l’avenir de l’industrie :http://www3.weforum.org/docs/WEF_MOB_FutureManufacturing_Report_2012.pdf. Le rapport explique que la concurrence va s’accroître dramatiquement que ce soit pour les ressources, comme pour l’énergie ou le financement. L’avenir est à une plus grande complexité des processus et la capacité d’innovation toujours plus rapide sera le moteur de la croissance de demain…
Senett distingue cinq catégories qui composent le “spectre de l’échange” : l’échange altruiste (qui implique le sacrifice de soi), l’échange gagnant-gagnant (dans lequel les deux parties font des bénéfices), l’échange de différenciation (dans lequel les partenaires prennent conscience de leurs différences), l’échange à somme nulle (dans lequel une partie l’emporte sur l’autre) et le cas où un vainqueur l’emporte (au détriment de l’autre).
Vanderbilt observe que l’introduction d’une nouvelle technologie obéit à un schéma désormais familier. D’abord, on considère cette technologie comme un apport mineur réservé à quelques usages bien particuliers. Et l’auteur de citer un article du New York Times datant de 1939 : “le problème avec la télévision est que les gens doivent rester assis et garder leurs yeux collés à l’écran : la famille américaine moyenne n’a pas de temps à consacrer à cela”. Ensuite, deuxième étape, juste avant qu’elle devienne grand public, la technologie est considérée, par ses laudateurs aussi bien que par ses contempteurs, comme porteuse de changements culturels majeurs. Voici ce que disait Philo Farnsworth, un des inventeurs de la télévision : “Si nous po! uvions voir les gens dans les autres pays et apprendre de leurs différences, pourquoi y aurait-il encore des malentendus ? La guerre deviendrait un vieux souvenir.” Enfin, à mesure que les prix baissent et que la technologie s’améliore, les gens achètent l’objet qui n’apporte ni l’utopie ni l’apocalypse et l’utilisent sans même penser à ce qu’était la vie avant son arrivée