15.4.05
Lettre 332 du 15 au 21 avril 2005 : Sony, le fabricant de la PlayStation, a déposé un brevet pour une technologie permettant de transmettre directement des informations sensorielles au cerveau. Aboutissement de cinq années de recherche, cette technologie, qui fait l’objet d’un brevet américain, pourrait être un jour utilisée pour la création de jeux vidéo dans lesquelles il serait possible de sentir ou de goûter, mais aussi pour aider les sourds et les aveugles. Ce brevet développe une technique permettant d’envoyer des pulsations ultrasoniques à des zones spécifiques du cerveau pour induire des "expériences sensorielles", comme les odeurs, les sons et les images.
Lettre 332 du 15 au 21 avril 2005 : Avec ces nouveaux outils extrêmement puissants et miniaturisés qui vont permettre de diagnostiquer très rapidement un nombre croissant de maladies, la médecine et la santé vont voir leur organisation et leur fonctionnement bouleversés. Jusqu’à présent c’est le malade qui devait aller voir le médecin et se rendre à l’hôpital pour y pratiquer des analyses et recevoir des soins appropriés. Mais avec le développement rapide de ces nouvelles technologies médicales, télésurveillance, téléconsultation, téléchirurgie, télédiagnostic, ce sont les compétences et les capacités d’intervention médicales qui vont aller vers les malades et les personnes âgées, ce qui devrait améliorer considérablement leur qualité de vie et permettre une médecine personnalisée à la fois plus efficace, plus confortable par le malade et moins coûteuse pour la collectivité.
Le progrès et la sélection moderne
:Le grand drame des paysans du Moyen- Age jusqu'au Siècle des Lumières fut de ne pas contrôler leurs récoltes. Dépendants des intempéries climatiques, des ravageurs des terres, et des maladies des plantes, les paysans ont longtemps produit pour survivre. La quantité insuffisante n’a pu nourrir la population française à plusieurs reprises et a provoqué de nombreuses famines et épidémies. Dur labeur que de nourrir son pays sans maîtriser la nature !
Au début du XIXe siècle, des agriculteurs anglais ont découvert que les plantes de céréales, peuvent conserver leurs caractéristiques d'une génération à l'autre sous condition qu'elles proviennent d'un seul grain ou du seul épi. Dès lors, certains biologistes ont décidé d'isoler la meilleure plante et de reproduire les graines. Au bout d'un certain temps, ils ont obtenu des lignées pures, ayant le même génome.
Cette pratique de sélection et d'amélioration des semences a été mise en point par La Gasca et Le Couteur en 1836. C'est en 1861 que le Major Hallett perfectionna cette technique en Angleterre et fit la publicité d'une première variété de blé dans "The Times".
Dès lors, cette technique de sélection fut adoptée et perfectionnée par de nombreux chercheurs.
:Le grand drame des paysans du Moyen- Age jusqu'au Siècle des Lumières fut de ne pas contrôler leurs récoltes. Dépendants des intempéries climatiques, des ravageurs des terres, et des maladies des plantes, les paysans ont longtemps produit pour survivre. La quantité insuffisante n’a pu nourrir la population française à plusieurs reprises et a provoqué de nombreuses famines et épidémies. Dur labeur que de nourrir son pays sans maîtriser la nature !
Au début du XIXe siècle, des agriculteurs anglais ont découvert que les plantes de céréales, peuvent conserver leurs caractéristiques d'une génération à l'autre sous condition qu'elles proviennent d'un seul grain ou du seul épi. Dès lors, certains biologistes ont décidé d'isoler la meilleure plante et de reproduire les graines. Au bout d'un certain temps, ils ont obtenu des lignées pures, ayant le même génome.
Cette pratique de sélection et d'amélioration des semences a été mise en point par La Gasca et Le Couteur en 1836. C'est en 1861 que le Major Hallett perfectionna cette technique en Angleterre et fit la publicité d'une première variété de blé dans "The Times".
Dès lors, cette technique de sélection fut adoptée et perfectionnée par de nombreux chercheurs.
Les premières graines furent précieusement conservées et semées chaque nouvelle année. Les récoltes se multiplièrent, blé, orge, avoine...il y a maintenant 8 à 10 000 ans!
Les hommes ont ainsi « domestiqué » 3000 espèces végétales, dont seulement 150 sont vraiment couramment cultivées à travers le monde, alors qu’il existe environ 240 000 espèces végétales.
Au fil de l'histoire, les paysans ont su sélectionner avec amour les graines en apparence les plus intéressantes : taille des plantes, résistances aux maladies ou au froid. Une partie des récoltes était prélevée pour être ensuite ressemée, peu à peu cette sélection artisanale a créé des populations de plantes qui avaient des caractéristiques à peu près semblables. Ce travail minutieux de sélection, appelée sélection massale, fut la source de l'extraordinaire diversité des variétés de semences. En revanche, les caractères moins visibles tels que la qualité ont été beaucoup moins améliorés.
Les hommes ont ainsi « domestiqué » 3000 espèces végétales, dont seulement 150 sont vraiment couramment cultivées à travers le monde, alors qu’il existe environ 240 000 espèces végétales.
Au fil de l'histoire, les paysans ont su sélectionner avec amour les graines en apparence les plus intéressantes : taille des plantes, résistances aux maladies ou au froid. Une partie des récoltes était prélevée pour être ensuite ressemée, peu à peu cette sélection artisanale a créé des populations de plantes qui avaient des caractéristiques à peu près semblables. Ce travail minutieux de sélection, appelée sélection massale, fut la source de l'extraordinaire diversité des variétés de semences. En revanche, les caractères moins visibles tels que la qualité ont été beaucoup moins améliorés.
13.4.05
Les dix technologies phare de la micro en 2005 par ZDNet.frCH3OH. Telle est la formule chimique du méthanol, le produit que vous aurez de grandes chances de retrouver dans les batteries des futurs appareils portables. Ce liquide transparent présente plusieurs avantages : d’abord il n’est pas polluant et peut se fabriquer à partir du gaz carbonique. De plus, son rendement est plutôt bon par rapport au Li-Ion, qui est de son côté bien plus polluant en cas de fuite sur une batterie. Toshiba travaille intensément sur cette source d’énergie et a déjà réussi à fabriquer une pile de seulement 8,5 grammes capable d’alimenter un baladeur MP3 pendant 20 heures. Le constructeur envisage donc très prochainement d’intégrer cette technologie à ses portables puis à tous les appareils mobiles, le principal problème de la miniaturisation semblant en passe d'être résolu. On pourrait par ailleurs retrouver le méthanol dans les batteries des véhicules électriques et certains spécialistes estiment qu’il pourrait devenir un produit de substitution au pétrole au cours du 21e siècle. Affaire à suivre.
11.4.05
PopulationData.net : D�mographie - Europe : moins 164 millions d'habitants dans 45 ans ? La population de l'Europe, en proie à un vieillissement inéluctable, devrait diminuer de 13 à 22% d'ici à 2050 par rapport aux chiffres de 1995, prévoit le Conseil de l'Europe dans une étude publiée jeudi.
Forte de 728 millions d'habitants en 1995 (732 380 859 en 2005), l'Europe (sans la Turquie, les pays du Caucase et Chypre) pourrait n'en compter plus que 632 millions (-13%) en 2050 dans l'hypothèse optimiste d'un indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) qui se redresserait jusqu'à 1,85, contre 1,42 sur la période 1995-2000.
Forte de 728 millions d'habitants en 1995 (732 380 859 en 2005), l'Europe (sans la Turquie, les pays du Caucase et Chypre) pourrait n'en compter plus que 632 millions (-13%) en 2050 dans l'hypothèse optimiste d'un indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) qui se redresserait jusqu'à 1,85, contre 1,42 sur la période 1995-2000.
9.4.05
Lettre 331 du 8 au 14 avril 2005: Le Pentagone a débloqué lundi 12 millions de dollars pour mettre au point des robots capables d’opérer les soldats blessés en plein champ de bataille. « Le principal défi est d’apporter des soins médicaux de haute qualité aussi près que possible sur le terrain, au plus près des soldats »
Protestants dans la ville: Ainsi cela pose une vraie question : où finit la religion ? Ou commence la superstition ? Est-ce que le fait de croire en un homme, Jésus de Nazareth, fils de Dieu, naît sans père et ressuscité après sa mort, c'est de l'ordre de la religion ou de l'ordre de la superstition ? Est-ce que le fait de croire en un Dieu qui peut infléchir le cours de l'histoire, faire des miracles, répondre à nos prières, c'est de l'ordre de la religion ou de la superstition ?
Protestants dans la ville: Mais en fait, la distinction entre religion et superstition n'est pas aussi tranchée. Bien souvent, on considère comme relevant de la superstition les pratiques des religions qui sont celles des autres, et ce parce qu'on ne rentre pas dans l'intention et la croyance qui suscite ces pratiques. Ainsi, par exemple les protestants du XVIe siècle considéraient que la prière pour les morts relevait de la superstition et que la croyance en la transsubstantiation de l'hostie était de nature superstitieuse.
Quant aux athées et aux philosophes plus ou moins déistes, ils considéraient volontiers que toutes les pratiques et les croyances religieuses relevaient de la superstition. Spinoza considérait que la croyance aux miracles, à la prédestination, à la validité des prophéties relevaient de la superstition et que le fait d'attribuer à Dieu une forme de volonté et même de transcendance relevait aussi de la superstition. Et Voltaire aurait dit peu ou prou la même chose.
Quant aux athées et aux philosophes plus ou moins déistes, ils considéraient volontiers que toutes les pratiques et les croyances religieuses relevaient de la superstition. Spinoza considérait que la croyance aux miracles, à la prédestination, à la validité des prophéties relevaient de la superstition et que le fait d'attribuer à Dieu une forme de volonté et même de transcendance relevait aussi de la superstition. Et Voltaire aurait dit peu ou prou la même chose.
Protestants dans la ville:Etre religieux, c'est une disposition intérieure, et c'est d'abord une forme de vénération : la vénération de Dieu ou des dieux. La religion pousse à l'adoration des dieux. Et même si on craint ces dieux, on tente néanmoins d'obtenir d'eux des manifestations de bienveillance. Et c'est pourquoi on leur adresse des prières et on leur offre des sacrifices.
En revanche, être superstitieux, c'est se plier à des règles plus ou moins incompréhensibles (ne pas passer sous une échelle, jeter du pain dans un puits pour l'empêcher de se tarir, ne pas entreprendre telle démarche à cause de la position des astres dans le ciel...). Ici, la disposition d'esprit n'est pas la vénération, c'est plutôt la crainte. La superstition procède d'un sentiment de menace diffuse qui suscite des croyances et des pratiques qui sont sans raison.
En revanche, être superstitieux, c'est se plier à des règles plus ou moins incompréhensibles (ne pas passer sous une échelle, jeter du pain dans un puits pour l'empêcher de se tarir, ne pas entreprendre telle démarche à cause de la position des astres dans le ciel...). Ici, la disposition d'esprit n'est pas la vénération, c'est plutôt la crainte. La superstition procède d'un sentiment de menace diffuse qui suscite des croyances et des pratiques qui sont sans raison.
8.4.05
[@RT Flash] Lettre 331 du 8 au 14 avril 2005 - @ Tr�gou�: Toshiba Corporation est fière d’annoncer une percée majeure dans le domaine des batteries ion-lithium : les temps de recharge à n’en plus finir sont maintenant chose du passé. La batterie développée par la compagnie peut être rechargée à 80 % en une minute seulement, ce qui écourte de 60 fois le temps nécessaire à la recharge des batteries ion-lithium typiques couramment en usage.
[@RT Flash] Lettre 331 du 8 au 14 avril 2005 - @ Tr�gou�Le Pentagone a débloqué lundi 12 millions de dollars pour mettre au point des robots capables d’opérer les soldats blessés en plein champ de bataille. « Le principal défi est d’apporter des soins médicaux de haute qualité aussi près que possible sur le terrain, au plus près des soldats »
[@RT Flash] Lettre 331 du 8 au 14 avril 2005 - @ Tr�gou�Le Pentagone a débloqué lundi 12 millions de dollars pour mettre au point des robots capables d’opérer les soldats blessés en plein champ de bataille. « Le principal défi est d’apporter des soins médicaux de haute qualité aussi près que possible sur le terrain, au plus près des soldats »
Au travers de ces différentes recherches on voit bien qu’une nouvelle conception théorique du cancer, s’appuyant sur une approche mathématique et statistique globale, est en train de naître. Cette coopération transversale très féconde entre biologistes, informaticiens et mathématiciens pourrait permettre un saut conceptuel décisif dans la compréhension du cancer et, au-delà, dans la connaissance des mécanismes fondamentaux de la génétique.
5.4.05
La population mondiale: L’après-transition n’est cependant pas la fin de l’histoire démographique. Trois grands types de situations existent. Dans les pays en développement, la baisse a été rapide, mais la population continue à augmenter par un phénomène d’inertie : les générations en âge de procréer sont bien plus nombreuses et ont encore beaucoup plus d’enfants que l’on ne compte de décès. Mais la pyramide des âges devient de plus en plus étroite à sa base (voir graphique ci-dessus). Une autre partie du monde – riche – vit une sorte de quasi-équilibre. C’est le cas de la France mais aussi des Etats-Unis (7), de l’Australie ou des pays scandinaves. La fécondité moyenne y est légèrement inférieure au niveau de renouvellement des générations (environ 2,1 enfants par femme, voir encadré), mais un apport modeste d’immigration conduit à une stabilité de la population. Enfin, pour un dernier groupe de pays industrialisés, la baisse a été d’une ampleur plus nette et dure depuis assez longtemps pour entraîner une diminution sensible de la population, à moins d’un apport migratoire beaucoup plus conséquent. C’est le cas de l’Allemagne, de l’Italie ou de l’Espagne, par exemple, où la fécondité s’élève à 1,3 enfant par femme.
Ces trois groupes vont connaître dans les prochaines décennies une élévation de l’âge moyen et devront s’y adapter (voir page 58). Mais la plus grande inquiétude de l’après-transition résulte dans une diffusion large et durable d’un nouveau régime de fécondité très bas, du type un enfant par femme en moyenne. C’est la situation que connaissent déjà Hongkong, la Corée du Sud ou de nombreuses ex-Républiques soviétiques. Rien ne dit qu’on en restera à ce niveau, mais, s’il en était ainsi, ces pays se dirigeraient vers une forte diminution de leur population.
Ces trois groupes vont connaître dans les prochaines décennies une élévation de l’âge moyen et devront s’y adapter (voir page 58). Mais la plus grande inquiétude de l’après-transition résulte dans une diffusion large et durable d’un nouveau régime de fécondité très bas, du type un enfant par femme en moyenne. C’est la situation que connaissent déjà Hongkong, la Corée du Sud ou de nombreuses ex-Républiques soviétiques. Rien ne dit qu’on en restera à ce niveau, mais, s’il en était ainsi, ces pays se dirigeraient vers une forte diminution de leur population.
La population mondiale: La baisse de la fécondité finit par suivre le même processus presque partout, limitant l’explosion de la population. Elle a ainsi été quasiment divisée par deux au cours de la dernière moitié du XXe siècle, passant de 5 à 2,7 enfants par femme au niveau mondial, et de 5,4 à 2,9 dans les pays en voie de développement. Comment expliquer une telle rapidité ? Par rapport au XIXe siècle, le contexte a changé. Hommes, marchandises, capitaux, informations, tout circule plus vite. Les fictions télévisées ou la publicité contribuent à faire du modèle familial occidental une norme universelle. Et même si la diffusion du progrès technique demeure lente et si le monde en développement ne perçoit souvent que les miettes du progrès, les techniques disponibles au Sud se sont améliorées, qu’il s’agisse de la hausse des rendements agricoles, des soins de santé ou de l’accès à la contraception.
La population mondiale: En à peine plus de cinquante ans, de 1950 à aujourd’hui, l’espérance de vie passe de 41 ans à 72,6 ans en Chine. Alors que près d’un quart (224 ‰ ) des enfants n’atteignaient pas leur cinquième anniversaire en 1950, ils sont moins d’un dixième dans ce cas aujourd’hui. La mortalité infantile passe de 300 ‰ à 110 ‰ en Asie du Sud, et de 300 ‰ à 180 ‰ en Afrique subsaharienne. Au total, l’écart d’espérance de vie entre le Sud et le Nord, qui était de 25 ans en 1950 (41 et 66 ans) est réduit de moitié en 2000 (63,4 et 75,8 ans).
L’ampleur et la rapidité de cette baisse de la mortalité ont une conséquence : un boom démographique sans précédent au niveau mondial. Alors que la Chine comptait 400 millions d’habitants au début du XXe siècle et 550 millions en 1950, elle en compte aujourd’hui 1,3 milliard.
L’ampleur et la rapidité de cette baisse de la mortalité ont une conséquence : un boom démographique sans précédent au niveau mondial. Alors que la Chine comptait 400 millions d’habitants au début du XXe siècle et 550 millions en 1950, elle en compte aujourd’hui 1,3 milliard.
La population mondiale: Mais la natalité ne baisse sensiblement qu’à partir du milieu du XIXe siècle. Conséquence logique : la population croît très rapidement en Europe, y compris en France, même si la baisse de la natalité, à l’origine du complexe démographique français (voir encadré), y est plus précoce. La baisse de la natalité s’explique par des raisons multiples, liées entre elles. L’une des clés du processus est l’élévation du niveau d’éducation. Mieux éduqués, les individus, à commencer par les femmes, cherchent à maîtriser davantage le cours de leur destin, et notamment le nombre de leurs enfants. Une distance s’établit avec la doctrine de l’Eglise, tandis que la scolarisation retarde la formation des couples. La baisse de la mortalité infantile et la construction de systèmes de protection sociale collective font qu’il devient moins nécessaire d’avoir un nombre élevé d’enfants pour assurer ses vieux jours. En parallèle, le développement urbain réduit les surfaces de vie. Cet ensemble de facteurs entraîne un changement dans la conception de la famille. Celle-ci apparaît moins comme une communauté unie, soumise à l’autorité paternelle, que comme un groupe d’individus qui ont leur part d’autonomie, ce qui encourage l’émancipation des femmes.
La population mondiale: Revenons quelques siècles en arrière. La population évolue alors au gré des périodes fastes, marquées par de bonnes récoltes et une absence de catastrophes, et des périodes où elle subit de plein fouet l’effet des famines, des épidémies ou des catastrophes naturelles. La peste du XIVe siècle aurait ainsi réduit la population de l’Europe et de la Chine d’un tiers, selon le Population Reference Bureau américain. La France aurait perdu plus de la moitié de sa population, revenant de 21 à 8 ou 10 millions d’habitants entre le premier tiers du XIVe siècle et le milieu du XVe.
La situation va changer à compter du milieu du XVIIIe siècle. Dans la France d’alors, les femmes ont en moyenne 5,5 enfants. On vit, là encore en moyenne, 25 ans seulement (5). Mais l’amélioration des conditions de vie, dans l’Hexagone comme dans le reste de l’Europe et en Amérique du Nord, va rompre cet équilibre. Les aliments sont plus diversifiés, ils se conservent mieux (Nicolas Appert invente en 1795 la stérilisation à l’abri de l’air, qui débouchera bien plus tard sur les boîtes de conserve). On se lave plus souvent et l’eau est progressivement traitée, évitant la diffusion massive d’épidémies. L’élévation des rendements agricoles et l’amélioration des procédés de stockage assurent à la fois la subsistance alimentaire et un transfert de main-d’œuvre, qui alimente la révolution industrielle. Les progrès de la médecine et de la pharmacopée jouent également leur rôle. Le principe du vaccin est découvert dès 1796, mais les antibactériens modernes, sulfamides puis antibiotiques, ne voient leur usage se développer qu’à partir de l’entre-deux-guerres. La vie s’allonge donc. Mais la natalité ne baisse sensiblement qu’à partir du milieu du XIXe siècle.
La situation va changer à compter du milieu du XVIIIe siècle. Dans la France d’alors, les femmes ont en moyenne 5,5 enfants. On vit, là encore en moyenne, 25 ans seulement (5). Mais l’amélioration des conditions de vie, dans l’Hexagone comme dans le reste de l’Europe et en Amérique du Nord, va rompre cet équilibre. Les aliments sont plus diversifiés, ils se conservent mieux (Nicolas Appert invente en 1795 la stérilisation à l’abri de l’air, qui débouchera bien plus tard sur les boîtes de conserve). On se lave plus souvent et l’eau est progressivement traitée, évitant la diffusion massive d’épidémies. L’élévation des rendements agricoles et l’amélioration des procédés de stockage assurent à la fois la subsistance alimentaire et un transfert de main-d’œuvre, qui alimente la révolution industrielle. Les progrès de la médecine et de la pharmacopée jouent également leur rôle. Le principe du vaccin est découvert dès 1796, mais les antibactériens modernes, sulfamides puis antibiotiques, ne voient leur usage se développer qu’à partir de l’entre-deux-guerres. La vie s’allonge donc. Mais la natalité ne baisse sensiblement qu’à partir du milieu du XIXe siècle.
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