26.3.09
Or, c’est bien cette abondance nouvelle de photographies numériques qui apparaît comme une menace : “Tout le monde devient producteur d’images, tout le monde peut faire connaître sa vision de la réalité”, commente Patrick Sabatier dans Libération. “L’information, denrée jadis rare, donc chère, dont les médias avaient le monopole, se banalise, se démocratise, se privatise. Les journalistes se demandent si les prophètes de malheur qui prédisent la fin des médias n’auraient pas raison [2].”
23.3.09
De quoi la Palestine est-elle le nom ? - Les blogs du Diplo
De quoi la Palestine est-elle le nom ? - Les blogs du Diplo:Celles-ci sont marquées par la domination occidentale sur le monde et sa contestation de plus en plus forte. Une période de deux siècles marquée par la conquête européenne du monde est en train de s’achever.
La scène internationale a été bouleversée par la disparition de l’URSS qui mit un terme à toute idée d’inscrire la lutte autour de la Palestine et d’Israël dans le champ de la guerre froide – de toute façon, même si, depuis 1967, le « camp socialiste » a appuyé les Arabes et les Etats-Unis Israël, le conflit a toujours été à l’étroit dans la grille Est-Ouest. La période de l’après-1990 fut aussi marquée par l’affirmation des Etats-Unis comme unique super-puissance. Francis Fukuyama parle même de « la fin de l’histoire » et la victoire sans retour du modèle libéral démocratique. Vingt ans plus tard, avec l’enlisement américain en Irak (et en Afghanistan) et la crise économique et financière, la dynamique mondiale est marquée par l’essoufflement de la domination occidentale.
L’ancien ordre international est contesté tant par l’affirmation sur la scène mondiale de la Chine, du Brésil, de l’Inde et de nombreux pays naguère dominés qu’à travers les luttes altermondialistes et celles de nombre de mouvements contestataires. Cette « insurrection » contre l’ordre ancien ne concerne pas seulement le domaine de la politique ou de l’économie, mais aussi ceux de la culture, de l’histoire. C’est tout un récit de l’histoire du monde qui est remis en cause, un récit dans lequel l’Europe et les Etats-Unis occupaient jusque-là une place prépondérante tandis que les pays du tiers-monde étaient relégués dans une sorte d’antichambre. Parallèlement, se renforce l’idée d’un « choc des civilisations », d’une « menace islamique ».
La scène internationale a été bouleversée par la disparition de l’URSS qui mit un terme à toute idée d’inscrire la lutte autour de la Palestine et d’Israël dans le champ de la guerre froide – de toute façon, même si, depuis 1967, le « camp socialiste » a appuyé les Arabes et les Etats-Unis Israël, le conflit a toujours été à l’étroit dans la grille Est-Ouest. La période de l’après-1990 fut aussi marquée par l’affirmation des Etats-Unis comme unique super-puissance. Francis Fukuyama parle même de « la fin de l’histoire » et la victoire sans retour du modèle libéral démocratique. Vingt ans plus tard, avec l’enlisement américain en Irak (et en Afghanistan) et la crise économique et financière, la dynamique mondiale est marquée par l’essoufflement de la domination occidentale.
L’ancien ordre international est contesté tant par l’affirmation sur la scène mondiale de la Chine, du Brésil, de l’Inde et de nombreux pays naguère dominés qu’à travers les luttes altermondialistes et celles de nombre de mouvements contestataires. Cette « insurrection » contre l’ordre ancien ne concerne pas seulement le domaine de la politique ou de l’économie, mais aussi ceux de la culture, de l’histoire. C’est tout un récit de l’histoire du monde qui est remis en cause, un récit dans lequel l’Europe et les Etats-Unis occupaient jusque-là une place prépondérante tandis que les pays du tiers-monde étaient relégués dans une sorte d’antichambre. Parallèlement, se renforce l’idée d’un « choc des civilisations », d’une « menace islamique ».
13.3.09
[@RT Flash] Lettre 508 du 13 au 19 mars 2009 - @ Tregouet
Sommes-nous seuls dans l’univers ? C’est à cette question primordiale, qui fascine l’humanité depuis des siècles, que Kepler, le télescope spatial de la Nasa, doit répondre en recherchant pendant plus de trois ans des planètes « jumelles » de la Terre, sur une large portion de la Voie lactée, située entre les étoiles Deneb et Vega. L’engin, d’un peu plus d’une tonne et doté d’un objectif de 95 centimètres de diamètre, a été placé sur une orbite solaire d’un an et sept jours, par une fusée Delta II lancée depuis la base militaire de Cap Canaveral, en Floride. « Nous espérons trouver au moins 100 planètes telluriques (ou rocheuses, NDLR), dont beaucoup de la taille de la Terre, » confie William Borucki, le responsable scientifique de la mission, dans une interview au magazine Ciel & Espace de ce mois-ci.
Grâce aux fantastiques progrès de l’imagerie fonctionnelle il devient à présent possible de cartographier de plus en plus précisément les aires cérébrales qui sous-tendent les fonctions cognitives. On peut également comprendre le cheminement et le mode de traitement de l’information dans le cerveau, en visualisant l’ordre d’activation des régions cérébrales dans le traitement d’une information et en montrant les faisceaux de connexions qui permettent la transmission de l’activation entre les différentes régions cérébrales.
Enfin, on commence à élucider le « code neural », c’est-à-dire à comprendre comment l’information codée dans le cerveau. Ce codage, comme le code génétique pour l’ADN, doit reposer sur une organisation très structurée dans l’espace des assemblées de neurones. Cette organisation est en même temps d’une prodigieuse souplesse pour permettre l’adaptation à l’environnement et l’apprentissage, au cours du développement et ce tout au long de la vie.
On le voit, nous sommes loin de la conception du cerveau de Selon Ramon y Cajal, père fondateur des neurosciences modernes et Prix Nobel de médecine en 1906, pour qui le cerveau adulte était un organe immuable, constitué de neurones voués à une mort inéluctable car incapables de se diviser pour se multiplier. Puis, dans les années 1980, c’est la révolution ! On découvre que le cerveau adulte a la capacité de réorganiser son réseau de neurones pour tracer un chemin privilégié de circulation de l’information. Cette plasticité, que l’on croyait réservée aux jeunes cerveaux immatures, opère dans les synapses.
Enfin, on commence à élucider le « code neural », c’est-à-dire à comprendre comment l’information codée dans le cerveau. Ce codage, comme le code génétique pour l’ADN, doit reposer sur une organisation très structurée dans l’espace des assemblées de neurones. Cette organisation est en même temps d’une prodigieuse souplesse pour permettre l’adaptation à l’environnement et l’apprentissage, au cours du développement et ce tout au long de la vie.
On le voit, nous sommes loin de la conception du cerveau de Selon Ramon y Cajal, père fondateur des neurosciences modernes et Prix Nobel de médecine en 1906, pour qui le cerveau adulte était un organe immuable, constitué de neurones voués à une mort inéluctable car incapables de se diviser pour se multiplier. Puis, dans les années 1980, c’est la révolution ! On découvre que le cerveau adulte a la capacité de réorganiser son réseau de neurones pour tracer un chemin privilégié de circulation de l’information. Cette plasticité, que l’on croyait réservée aux jeunes cerveaux immatures, opère dans les synapses.
[@RT Flash] Lettre 508 du 13 au 19 mars 2009 - @ Tregouet
Mieux comprendre notre cerveau constitue l’un des défis majeurs du XXIème siècle. Les enjeux médicaux et sociaux sont en effet considérables, surtout dans le contexte démographique de nos sociétés vieillissantes : outre les bénéfices que l’on peut en attendre dans le domaine de la santé et des neurosciences (progrès en neurochirurgie, neurologie et psychiatrie...), la compréhension du cerveau permet de mieux connaître la façon dont les individus interagissent entre eux ou avec leur environnement.
27.2.09
[@RT Flash] Lettre 506 du 27 f�vrier au 5 mars 2009 - @ Tregouet
Le Programme des nations unies pour l’environnement (PNUE) propose des solutions innovantes pour mettre en place une "économie verte", dans son rapport annuel présenté à Nairobi lors de la réunion de son conseil d’administration. Dans le bâtiment, le PNUE appelle à s’inspirer du "bio-mimétisme", qui consiste à copier la nature. Le rapport cite l’exemple du système de climatisation naturelle du centre commercial Eastgate de Harare au Zimbabwe conçu sur le modèle d’une termitière. Le bâtiment consomme environ 90 % moins d’énergie qu’une structure comparable, souligne le PNUE.
Le rapport pointe les progrès accomplis sur les "matériaux de substitution" qui permettraient de produire du ciment à des températures inférieures au niveau actuellement requis de 1.000 degrés. Il plaide également en faveur de la "dématérialisation" des services, qui consiste à réduire la paperasserie grâce à l’électronique, et "l’économie circulaire" pour mettre à profit des synergies entre différents centres de production industriels et faire en sorte que les déchets des uns servent de matériaux de base aux autres. Plus de 2 milliards de tonnes de déchets sont produits dans le monde et, au rythme actuel, la Chine à elle seule en produira 500 millions de tonnes d’ici 2030, et l’Inde 250 millions, souligne le document.
Autre sujet de préoccupation, l’eau : d’ici 2030, près de 4 milliards de personnes pourraient vivre dans des zones affectées par de graves pénuries d’eau, principalement en Asie du sud-est et en Chine, assure le rapport, insistant sur la nécessité de préserver cette ressource. Il cite à cet égard l’exemple d’une industrie papetière finlandaise qui a réussi à faire 90 % d’économie sur sa consommation d’eau en installant un système de recyclage et de traitement biologique des eaux usées. Le rapport annuel relaye également les préoccupations des scientifiques concernant les grandes quantités de gaz à effet de serre, comme le méthane, que la fonte accélérée des glaces de l’Arctique et du permafrost va relâcher dans l’atmosphère, accentuant le réchauffement climatique.
L’ONU rappelle que ce sont les populations pauvres dans les zones rurales qui dépendent le plus du bon état des écosystèmes : 90 % d’entre elles tirent une partie de leurs moyens de subsistance des forêts. D’ici 2050, avec 9 milliards d’habitants prévus sur la planète, la disponibilité des terres cultivables sera de 0,1 hectare par personne, ce qui nécessitera pour nourrir la population mondiale une augmentation de la productivité agricole "impossible à atteindre avec des moyens conventionnels", prévient par ailleurs le PNUE, sans avancer de solutions.
Le rapport pointe les progrès accomplis sur les "matériaux de substitution" qui permettraient de produire du ciment à des températures inférieures au niveau actuellement requis de 1.000 degrés. Il plaide également en faveur de la "dématérialisation" des services, qui consiste à réduire la paperasserie grâce à l’électronique, et "l’économie circulaire" pour mettre à profit des synergies entre différents centres de production industriels et faire en sorte que les déchets des uns servent de matériaux de base aux autres. Plus de 2 milliards de tonnes de déchets sont produits dans le monde et, au rythme actuel, la Chine à elle seule en produira 500 millions de tonnes d’ici 2030, et l’Inde 250 millions, souligne le document.
Autre sujet de préoccupation, l’eau : d’ici 2030, près de 4 milliards de personnes pourraient vivre dans des zones affectées par de graves pénuries d’eau, principalement en Asie du sud-est et en Chine, assure le rapport, insistant sur la nécessité de préserver cette ressource. Il cite à cet égard l’exemple d’une industrie papetière finlandaise qui a réussi à faire 90 % d’économie sur sa consommation d’eau en installant un système de recyclage et de traitement biologique des eaux usées. Le rapport annuel relaye également les préoccupations des scientifiques concernant les grandes quantités de gaz à effet de serre, comme le méthane, que la fonte accélérée des glaces de l’Arctique et du permafrost va relâcher dans l’atmosphère, accentuant le réchauffement climatique.
L’ONU rappelle que ce sont les populations pauvres dans les zones rurales qui dépendent le plus du bon état des écosystèmes : 90 % d’entre elles tirent une partie de leurs moyens de subsistance des forêts. D’ici 2050, avec 9 milliards d’habitants prévus sur la planète, la disponibilité des terres cultivables sera de 0,1 hectare par personne, ce qui nécessitera pour nourrir la population mondiale une augmentation de la productivité agricole "impossible à atteindre avec des moyens conventionnels", prévient par ailleurs le PNUE, sans avancer de solutions.
22.2.09
La tyrannie de l’horloge
Au début, ce nouveau rapport au temps, cette nouvelle régularité de la vie fut imposée aux pauvres récalcitrants par les maitres possesseurs d’horloges. L’esclave de l’usine réagissait en vivant son temps libre (disponible) avec une irrégularité chaotique qui caractérisait les taudis abrutis d’alcool de l’industrialisme du début du 19e siècle. Les hommes fuyaient vers le monde sans temps de la boisson ou de l’inspiration méthodiste. Mais, peu à peu, l’idée de régularité se diffusa de haut en bas jusqu’aux ouvriers. La religion et la moralité du 19e siècle jouèrent leur rôle en proclamant qu’il était péché de "perdre son temps". L’introduction de montres et horloges produites en masse dans les années 1850 permit la diffusion d’une conscience du temps jusqu’à ceux qui jusque la réagissaient surtout aux stimuli du "knocker-up"(réveilleur) ou du coup de sifflet de l’usine. A l’église comme à l’école, dans les bureaux et les ateliers, la ponctualité fut érigée en la plus grande des vertus.
La tyrannie de l’horloge
Comme le remarque Lewis Mumford [1], l’horloge est la machine clé de l’âge de la machine tout autant pour son influence sur la technologie que sur les habitudes humaines. Techniquement, l’horloge a été la première machine réellement automatique qui ait pris une quelconque importance dans la vie des humains. Avant son invention, les machines usuelles étaient de telle nature que leur fonctionnement dépendait d’une force extérieur et peu fiable : les muscles humains ou animaux, l’eau ou le vent. Il est vrai que les grecs avaient inventé un certain nombre de machines automatiques primitives, mais elles étaient utilisées, comme la machine à vapeur de Héron, pour obtenir des effets "surnaturels" dans les temples ou pour amuser les tyrans des cités du levant. mais l’horloge fut la première machine automatique à atteindre une importance publique et une fonction sociale. La fabrication des horloges devint l’industrie à partir de laquelle les hommes apprirent les éléments de la fabrication des machines et acquirent les compétences techniques qui devaient produire la machinerie complexe de la révolution industrielle.
La tyrannie de l’horloge
Ces premières horloges, actionnées par des poids, n’étaient pas particulièrement précises, et ce n’est pas avant le 16e siècle qu’une grande fiabilité fut obtenue. En Angleterre par exemple, on dit que l’horloge de Hampton court, fabriquée en 1540, était la première horloge de précision dans le pays. Et la précision même des horloges du 16e siècle est elle relative, puisqu’elles ne donnaient que les heures. L’idée de mesurer le temps en minutes et secondes avait été émise par les mathématiciens du 14e siècle, mais cela n’exista pas jusqu’à l’invention du pendule en 1657 dont la précision était suffisante pour permettre d’ajouter l’aiguille des minutes. Et la trotteuse ne vit pas le jour avant le 18e siècle.
Il y a une tradition selon laquelle l’horloge serait apparue au 11e siècle comme mécanisme pour faire sonner les cloches à intervalles réguliers dans les monastères qui, avec la vie réglée qu’ils imposaient à leurs occupants, étaient l’approximation sociale du moyen âge la plus proche des usines d’aujourd’hui. Toutefois, la première horloge authentique est apparue au 13e siècle et ce n’est pas avant le 14e siècle que les horloges devinrent des ornements ordinaires sur les bâtiments publics des villes germaniques.
30.1.09
Actuellement, la moitié des habitants de la Terre, soit trois milliards, vivent dans les régions tropicales et subtropicales et leur nombre devrait doubler d’ici la fin du siècle. Ces régions vont du sud des Etats-Unis au sud du Brésil et recouvrent une partie de la Chine, de l’Australie, le nord de l’Argentine et de l’Inde ainsi que la totalité du continent africain. Un grand nombre des personnes concernées vivent dans des pays en développement avec moins de deux dollars par jour et dépendent largement de l’agriculture pour leur subsistance, relèvent les chercheurs.La population de cette ceinture équatoriale qui s’étend de 35 degrés de latitude nord à 35 degrés de latitude sud compte parmi la plus pauvre de la planète et s’accroît plus rapidement que partout ailleurs.
16.1.09
La seconde r�volution Wi-Fi | InternetActu.net
Si désormais, tout ordinateur que vous achetez dispose du protocole sans fil intégré, “dans un avenir proche, les imprimantes, les téléphones, les appareils photos, les lecteurs multimédias, les cadres photos, les consoles de jeu, les téléviseurs, les lecteurs de DVD et les haut-parleurs auront tous le Wi-Fi. En 2012, selon I-Stat, 1 milliard d’appareils seront livrés avec le Wi-Fi, les ordinateurs portables ne représentants plus qu’un tiers du total.”
10.1.09
En réalité, la tentative d’améliorer notre capacité mentale date de la nuit des temps : drogues, exercices mentaux de type yoga, psychothérapies en tout genre, de la psychanalyse à la PNL (programmation neurolinguistique), le hacking du cerveau n’a pas attendu les NBIC pour exister. Une différence pourtant s’impose aujourd’hui. Les méthodes variées utilisées par le passé reposaient toutes sur une une base idéologique, une croyance sur la nature de l’esprit auquel l’adepte se conformait : le yogi cherchait à atteindre la libération du cycle des naissances, l’usager de drogues adoptait un matérialisme extrême (ou, au contraire, vénérait les esprits des plantes), les partisans de la psychanalyse se déchiraient sur la nature de l’inconscient entre freudiens, jungiens, adleriens ou lacaniens… Ce qui caractérise le hacker mental d’aujourd’hui, c’est l’absence d’une vision intégrée et unique de l’esprit. Ce qui domine, c’est l’attitude du “truc et astuce” : on prend ce qui marche, quelque soit le niveau d’action de la méthode, chimique, psychologique ou même culturelle : on prend les bonnes molécules, on fait des exercices, on s’investit dans des activités culturelles comme la musique, on pratique la méditation non par conviction, mais parce que ses bienfaits sur les neurones se confirment de jour en jour (du moins parait-il)…
Ce rapport technologique au cerveau, on peut le décliner d’au moins trois façons.
La plus évidente, spectaculaire, “high-tech” : Le cerveau, de plus en plus, devient objet de technologie. Autrement dit, on multiplie les interfaces, les produits chimiques destinés à modifier son fonctionnement. On l’augmente, on l’améliore, on le rend toujours plus perfectible. C’est le rêve du cyborg, qui en devient kitch à force d’être futuriste.
La seconde manière d’envisager le sujet est plus subtile, plus philosophique : elle souligne que l’esprit n’est jamais absent de la technologie. C’est-à-dire que comprendre le fonctionnement de notre cerveau peut nous aider à trouver des technologies qui permettront de dépasser ses limites.
La plus évidente, spectaculaire, “high-tech” : Le cerveau, de plus en plus, devient objet de technologie. Autrement dit, on multiplie les interfaces, les produits chimiques destinés à modifier son fonctionnement. On l’augmente, on l’améliore, on le rend toujours plus perfectible. C’est le rêve du cyborg, qui en devient kitch à force d’être futuriste.
La seconde manière d’envisager le sujet est plus subtile, plus philosophique : elle souligne que l’esprit n’est jamais absent de la technologie. C’est-à-dire que comprendre le fonctionnement de notre cerveau peut nous aider à trouver des technologies qui permettront de dépasser ses limites.
“Le changement pour le changement est coûteux et perturbateur. D’un point de vue purement commercial, la transformation n’est pas une stratégie, comme le remarquait John Kotter, le grand gourou de l’étude du leadership et du changement de la Harvard Business School, dans ses livres. Un organisme se transforme, car il doit ou va mourir. Mais est-ce que cela se transforme pour autant en stratégie de croissance ? Peut-être - m! ais les stratégies extrêmes peuvent aussi tuer les entreprises comme l’expliquait le théoricien de l’innovation Michael Raynor. (…) Transformer n’est pas une stratégie de conception, elle est le résultat d’une stratégie inspirée par la survie (…).”
Comme les particuliers, les organisations changent continuellement, en réaction à l’évolution de leurs marchés et à l’arrivée et au départ des ! personnes clés qui les composent. Dans une grande entreprise, ces changements sont lents et semblent inaperçus. Mais parfois, une entreprise doit changer plus rapidement que cette évolution progressive ne le permet : elle a besoin d’une rupture avec le passé, d’une accélération du rythme de changement, d’une transformation.”
“La transformation capture les principaux changements déjà en cours et peut nous aider à nous guider à l’avenir. Elle implique que notre vie sera de plus en plus en organisée autour de plates-formes numériques et de réseaux qui vont remplacer les grandes organisations que nous connaissons.” Notre quotidien sera de plus en plus constitué d’échanges réalisés au sein d’écosystèmes, de “réseaux mondiaux de relations de confiance” comme iTunes, Facebook ou Zipcar… Pour l’éditorialiste, la notion de transformation prend mieux en compte ces changements que la notion d’innovation car elle implique justement une transformation de nos systèmes d’éducation, de soin, de transport, de représentation politique… “La transformation met l’accent sur les gens, la conception de réseaux et de systèmes pour assouvir leurs désirs et leurs besoins. Elle s’appuie sur l’humanisation de la technologie plutôt que d’imposer la technologie à l’homme. Elle aborde les incertitudes avec une méthodologie qui ouvre des possibilités pour de nouvelles situations.”
8.1.09
automates-intelligents-html - Lettre Automates Intelligents 82 (version html) - 30 d�cembre 2008
automates-intelligents-html - Lettre Automates Intelligents 82 (version html) - 30 d�cembre 2008: "Cependant, sachant que les lois scientifiques �voluent en permanence, sous la pression de nouveaux faits d'observations, il faudra donc les modifier, ce qui transformera les certitudes d'hier en probl�mes pour demain. Par ailleurs, les lois ne se modifient g�n�ralement pas l'une apr�s l'autre, en douceur. Elles �voluent d'un bloc. Les philosophes des sciences savent depuis longtemps que les lois permettant d'�laborer des mod�les du monde s'organisent en grands paradigmes qui se succ�dent dans le temps. Si, �l'int�rieur d'un mod�le donn�du monde, les erreurs de pr�vision ou les ph�nom�nes inexplicables s'accumulent, il faut en conclure non seulement que certaines lois sont fausses mais aussi que c'est l'ensemble des lois, autrement dit le paradigme auquel elles se rattachent qui doit �tre chang�. Cependant, changer de paradigme ne se d�cide pas a priori. Cela se constate a posteriori. Un soir le monde scientifique se couche angoiss�par un paradigme qui fait eau de toute part et le lendemain il s'�veille avec un nouveau paradigme dans lequel les difficult�s de la veille paraissent au contraire susceptibles d'�tre r�solues."
automates-intelligents-html - Lettre Automates Intelligents 82 (version html) - 30 d�cembre 2008
automates-intelligents-html - Lettre Automates Intelligents 82 (version html) - 30 d�cembre 2008: "Face aux conflits entre �conomies et imp�rialismes qui se pr�parent, certains experts scientifiques conseillant les responsables politiques assurent proposer des solutions. C'est actuellement le cas concernant les trois grandes crises qui se pr�parent en s'encha�nant : crise climatique et environnementale, crise d�mographique et �conomique, conflits politico-militaires. Les experts et les d�cideurs pensent avoir �labor�des mod�les math�matico-informatiques capables de simuler (repr�senter) les situations en cause. Par ailleurs, ils multiplient les r�seaux d'observatoires destin�s �alimenter ces mod�les en donn�es. Ceci les conduit �des pr�conisations se voulant �viter les risques les plus graves. Il ne reste plus qu'�s'entendre pour organiser ce que l'on pourrait appeler une gouvernance mondiale, �partir d'�lots r�gionaux capables d'appliquer ces pr�conisations, aussi efficacement que possible, chacun dans sa sph�re d'influence. C'est ainsi, dans le domaine de la lutte contre le r�chauffement climatique, que se sont mises en place les n�gociations internationales ayant abouti aux accords de Kyoto et �leurs suites actuelles."
21.12.08
Alors, comment ouvrir ce débat au plus grand nombre ? Michel Serres utilise l’image de la dépose par hélicoptère : « Voilà, je suis montagnard, ça a été une des grandes passions de ma vie. J’ai donc fait mille et une courses avec toujours le même guide, ou à peu près, et je connais assez bien le métier de guide de haute montagne. Ces guides, je les admire beaucoup. Ce sont des gens qui connaissent vraiment la montagne. […] Alors vous montez en montagne, vous faites une course de dix-neuf heures – ça peut arriver – avec bivouac, et, stupéfait, vous trouvez au sommet une équipe de cinéastes en train de tourner des images sur la chaîne des sommets, la vallée, et qui sont déposés là par hélicoptère. Bon alors vous dites : c’est des jean-foutre ! Mais on ne tranche pas cette question si aisément, parce que ces gens-là se sont fait déposer par hélicoptère sur trois cents sommets du monde alors que moi je n’ai fait que trois sommets dans l’Himalaya. Et tout d’un coup, qui connaît le mieux la montagne ? Celui qui s’est fait déposer par hélicoptère ou moi ? » L’expertise de celui qui s’est fait déposer par hélicoptère ne lui permet certes pas de gravir les montagnes, mais elle lui donne une vue d’ensemble. C’est sans doute ce dont nous avons le plus besoin pour débattre sur le futur que
nous désirons pour notre monde et notre société.
nous désirons pour notre monde et notre société.
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