5.12.14

Selon une étude du cabinet spécialisé Roland Berger, plus de trois millions d'emplois sont menacés à l'horizon 2025 par la robotisation des tâches, y compris des emplois qualifiés. Presque tous les secteurs de l'économie seront touchés par cette évolution, de l'agriculture à la police, en passant par l'hôtellerie. Les seuls secteurs qui seraient épargnés seraient la santé, l'éducation et la culture.
Dans cette nouvelle économie robotique, le taux de chômage pourrait atteindre le double de son niveau actuel car les nouveaux emplois créés dans les secteurs de l'environnement, des nouvelles technologies ou des services aux entreprises ne seraient pas assez nombreux pour compenser tous les emplois détruits dans l'ensemble de l'économie.
"La robotisation pourrait être aux cols blancs ce que la mondialisation fut aux cols bleus", prédit dans le quotidien Hakim El Karoui, qui a piloté l'étude.
L'impact de cette robotisation accrue de l'économie ne serait cependant pas uniquement négatif : Les gains de productivité dégagés permettraient de susciter des investissements privés de l'ordre de 30 milliards d'euros. Et les entreprises consacreraient autour de 60 milliards d'euros pour s'automatiser. Quant aux ménages, ils gagneraient 13 milliards d'euros de pouvoir d'achat sous forme de dividendes ou de baisses des prix.

24.11.14

Bien que Philae ne se soit pas posé exactement à l’endroit prévu et qu’il n’ait pas réussi à s’arrimer solidement en déployant ses deux harpons, le simple fait qu’il soit parvenu à se poser sur cette comète de 4 km de long, située à 510 millions de kilomètres de la Terre et qui se déplace dans l’Espace à la vitesse vertigineuse de 18 km/seconde, est déjà en soi un formidable exploit scientifique et technologique.

18.11.14

 Site est dédié à l' évolution de l'homme et à sa place dans la nature.

 http://www.hominides.com/html/chronologie/chronologie.php

17.11.14

La question des origines de la vie,

Les éléments essentiels présents dans la croûte

Dans la question des origines de la vie, deux postulats dominent: la vie a une origine exogène et ce sont les météores et les comètes qui ont apporté sur Terre les matériaux ayant formé les premières cellules ou bien elle a une origine terrestre comme dans l'expérience de Miller où des acides aminés se sont formés à partir d'une "soupe chimique" primitive. En revanche, la croûte terrestre n'est que rarement suspectée d'avoir joué un rôle dans cet avènement. "Elle offre cependant des conditions idéales et tous les ingrédients nécessaires pour la chimie organique prébiotique" affirme Ulrich Schreiber. 
FAILLES. C'est plus particulièrement au niveau des failles tectoniques profondes, en communication avec le manteau terrestre, que sont retrouvées les conditions les plus propices à l'émergence de la vie : eau, chaleur, gaz et dioxyde de carbone. Du CO2 qui existe sous une forme supercritique, intermédiaire entre phase liquide et aqueuse. "Cela rend possible des réactions qui ne se produiraient pas dans un environnement aqueux et forme des interfaces avec l'eau qui génèrent des membranes à double couche comme celles des cellules", explique Christian Mayer.

Les étapes ont été reproduites en laboratoire

Dans la revue Origins of Life and Evolution of Biospheres, les deux scientifique publient un modèle décrivant un processus complet aboutissant à la formation d'une protocellule se déroulant au niveau des failles entre les plaques tectoniques. Les étapes fondamentales des mécanismes proposés ont déjà été reproduites avec succès en laboratoire. Les chercheurs ont ainsi observé la formation de vésicules analogues à des cellules simples et d'acides aminés à longues chaines. Si les comètes sont les briques des planètes rocheuses, ces acides aminés constituent quant à eux les briques des molécules du vivant. 

3.11.14

Monde urbain : les projections 2014 de l’ONU

Monde urbain : les projections 2014 de l’ONU: "De 2014 à 2050, la combinaison de la croissance démographique mondiale et du processus d’urbanisation devrait conduire à une augmentation de 2,5 milliards d’urbains. 90 % de cette croissance démographique urbaine serait concentrée en Asie et en Afrique, tout particulièrement en Inde, en Chine et au Nigeria. Ces trois seuls pays compteront pour 37 % de l’augmentation projetée. En 2050, l’Inde pourrait compter 404 millions d’urbains en plus, la Chine 292 millions, le Nigéria 212 millions. C’est dire, une nouvelle fois, l’ampleur des défis, en termes d’infrastructures, de logements, d’énergie mais aussi de services sanitaires et éducatifs.

Les constats et dynamiques sont maintenant connus. La population urbaine mondiale a augmenté rapidement, de 746 millions en 1950 à 3,9 milliards en 2014. Les urbains pourraient être six milliards en 2045. L’Asie, malgré un taux d’urbanisation relativement faible, abrite aujourd’hui 53 % de la population urbaine mondiale, suivie par l’Europe (14 %) et l’Amérique latine (13 %).

Cette révision 2014 des projections urbaines de l’ONU met l’accent sur les grandes agglomérations. Les « méga-cités » (comme l’ONU les appelle) de plus de 10 millions d’habitants prennent de l’importance. On en comptait trois seulement en 1970, dix en 1990, regroupant 153 millions de personnes (moins de 7 % de la population urbaine totale). En 2014, on recense 28 méga-cités, hébergeant 453 millions de personnes (environ 12 % de la population urbaine mondiale). En 2030, l’ONU estime que l’on comptera 41 villes de cette taille."



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30.9.14

 l'inefficacité énergétique caractérise encore largement le fonctionnement urbain et l’organisation de nos économies. Il souligne par exemple que dans les grandes mégapoles comme New York, Londres ou Paris, 20 % du carburant consommé dans les villes sert uniquement à chercher un endroit où se garer.
"sous l’effet de la croissance démographique et de l’urbanisation continue, la production globale de biens devrait augmenter de plus de 50 % d’ici 2030. Au total, les investissements dans l’économie devraient atteindre de 230 à 300 trillions d’euros (de 2 300 à 3 000 milliards d’euros) d’ici 2030. Sur ce montant, environ un quart, soit 70 trillions, devraient être consacrés aux infrastructures urbaines et aux transports. "Le caractère mondial et la vitesse à laquelle vont intervenir ces investissements sont sans précédent et ne vont pas se traduire par des changements marginaux ou progressifs de l’économie, mais par des bouleversements sans précédent"."




18.7.14

La mise au jour en 2010 de ces 250 fossiles d'organismes pluricellulaires complexes vieux de 2,1 milliards d'années dans un gisement sédimentaire proche de Franceville, au Gabon, a totalement remis en cause  le scénario généralement admis de l'histoire de la vie sur Terre. Jusque-là, les plus vieux fossiles d'organismes complexes remontaient à 600 millions d'années (Vendobionta d'Ediacara en Australie) et il était communément admis qu'avant cette période, la vie sur notre planète était constituée exclusivement d'organismes unicellulaires (bactéries, algues unicellulaires...). Mais avec cette  découverte de Franceville, la vie complexe a fait un bond de 1,5 milliard d'années en arrière!

3.6.14

Si l’on examine l’évolution de la richesse mondiale créée chaque année - le produit mondial brut - on constate que celle-ci est a été multipliée par plus de 50 depuis 1960, passant de 1 300 milliards de dollars par an, en 1960, à 72 000 milliards de dollars aujourd’hui. Cette progression du produit mondial brut s’est d’ailleurs accélérée récemment, avec un doublement au cours de la dernière décennie !
Cette tendance devrait se poursuivre selon deux rapports publiés respectivement par HSBC et la société de conseil et d'audit PricewaterhouseCooper (PwC). La première étude prévoit que la richesse mondiale produite annuellement sera multipliée par trois d’ici 2050, passant à 225 000 milliards de dollars. Le rapport de la banque britannique HSBC prévoit qu’en 2050, 19 des 30 plus grandes économies mondiales seront émergentes.
Quant au rapport de PwC, il prévoit que les sept principaux pays émergents, (Chine, Russie, Inde, Brésil, Mexique, Indonésie, Turquie) dépasseront avant 2020 le groupe des économies du G7 (États-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie et Canada), si l’on considère la richesse produite en parité de pouvoir d'achat. Selon ces prévisions, la Chine sera devenue, dans 35 ans, la première puissance mondiale, avec un PIB de l’ordre de 54 000 milliards de dollars ! Même si l’on mesure l’évolution du PIB mondial par habitant, en tenant compte de l’augmentation prévue de la population, le PIB mondial moyen par habitant devrait passer de 10 500 dollars aujourd’hui à plus de 24 000 dollars par terrien en 2050.

2.5.14

Depuis le premier vol dirigé, réalisé en 1903 par les frères Wright, le transport aérien est passé d’une activité de pionniers à un moyen de transport rapide, sûr et de masse. Aujourd’hui, le secteur de l’aéronautique représente environ 8 % du produit mondial brut et emploie, selon l’étude intitulée "Aviation: Benefits Beyond Borders"56,6 millions de personnes dans le monde (dont 266 000 personnes en France).
Il y avait en 2013 environ 20 000 avions de ligne en état de voler dans le monde et on estime qu’ils effectuent quelque 80.000 vols chaque jour, soit un décollage et un atterrissage chaque seconde. La croissance du trafic aérien, dopé notamment par le développement économique de l’Asie, devrait permettre de constater un triplement d’ici 2050. Concrètement, cela signifie que le nombre de passagers transportés pourrait passer de 3 à 9 milliards par an ! A plus court terme, d’ici 2030, on estime que le nombre annuel de vols pourrait passer de 30 à 50 millions et le nombre annuel de passagers transportés de 3 à 5 milliards !

16.4.14

Ce film d’animation porte un regard pessimiste mais très réaliste sur l’avenir de notre planète

http://dailygeekshow.com/2014/04/05/ce-film-danimation-porte-un-regard-pessimiste-mais-tres-realiste-sur-lavenir-de-notre-planete/?fb_action_ids=10203164817704131&fb_action_types=og.likes&fb_source=timeline_og&fb_aggregation_id=288381481237582&ref=profile_open_graph#_=

15.4.14

Mutualisme, symbiose, association, coévolution, le monde vivant est fait de multiples formes d’association de ce genre où les organismes s’allient, coopèrent fusionnent, échafaudent des systèmes et des macro-organismes qui se soutiennent mutuellement (7).
En généralisant ce constat d’associations organiques entre individus vivants, on aboutit à une révolution paradigmatique dans les sciences du vivant. Au lieu de concevoir des organismes autonomes et en compétition, on perçoit plutôt des individus (bactéries, micro-organismes, végétaux, animaux, sociétés animales) comme des entités liées organiquement entre elles : chacun étant membre d’une unité plus large ou contenant en lui des unités plus petites. L’idée même d’individu autonome se dissout (6) : chacun est un peu à l’intérieur de l’autre.
Épigenèse, morphogenèse, auto-organisation, sciences de la complexité ou théorie de l’évo-dévo, tous ces modèles explicatifs visent à répondre à la grande énigme de la construction du vivant à l’ère postgénomique. Tous partagent l’idée que la vie n’est pas contenue dans un programme, mais découle d’une cascade de causalités qui s’enchaînent. Il existe cependant des schémas directeurs initiaux, des boucles de rétroactions, des niveaux d’organisation interdépendants, des sentiers d’évolution, des pôles d’attraction et des logiques de coévolution, qui convergent vers des formes stables et récurrentes.

Une construction en cascade

Si la construction d’un être vivant n’est pas programmée au départ dans un plan prédéterminé, préétabli dans le patrimoine génétique, comment expliquer que les éléphants engendrent toujours des éléphants, que les roses donnent des roses, et les humains des humains ?
S’il n’existe pas de plan préalable inscrit dans le génome, il y a tout de même une logique d’ensemble à l’œuvre… mais on ne sait pas laquelle. Actuellement, les chercheurs travaillent autour de plusieurs modèles évolutifs qui tentent de répondre à cette grande énigme de la genèse des formes vivantes.
Pour le biologiste et philosophe Henri Atlan, l’ère postgénomique dans laquelle nous sommes installés ouvre la voie aux théories de l’auto-organisation et de la complexité (4). Les théories de l’auto-organisation mettent l’accent sur l’émergence spontanée de formes stables à partir d’éléments désorganisés (à la manière des cristaux de neige qui forment par cristallisation des molécules d’eau). Les modèles d’auto-organisation, qui datent de trente ans déjà, ont du mal à tenir leurs promesses. Ils sont contestés par le biologiste Jean-Jacques Kupiec qui suggère une autre voie. Selon lui, la formation des individus est le produit d’un processus darwinien qui a lieu à l’intérieur même des organismes (5). Le schéma est le suivant : chaque organisme produit en fait une multiplicité de cellules dont seules survivent celles qui répondent à des formes viables. Ce schéma a été démontré à l’échelle des neurones et des synapses du cerveau. La formation du nerf optique qui relie l’œil au cerveau par exemple ne suit pas un trajet programmé par avance. Les fibres prolifèrent à partir de l’œil, se dirigent vers les aires cérébrales attirées par un phénomène d’attraction (dit « trophique »). Seule une partie de ces fibres (celles qui sont utilisées) va survivre, les autres vont dépérir et mourir. On appelle cela le darwinisme cérébral.
À partir de cellules souches toutes identiques et portant le même génome, certaines vont devenir des globules rouges, d’autres des neurones, des cellules musculaires, osseuses, cutanées, hépatiques, etc. Ce n’est donc pas un programme génétique qui détermine leur destin. L’environnement agit en activant les gênes comme on compose des airs différents en appuyant sur telle ou telle note d’un même clavier. Le génome n’est donc pas ce grimoire sur lequel est consigné le secret de la vie. Il ressemble plutôt à un alphabet de quelques milliers de lettres : mais comment ces lettres se combinent-elles pour former des mots (les molécules), des phrases (les cellules), des textes (les organismes) (3) ? C’est une autre histoire.
Dans un essaim d’abeilles, il existe des statuts différents : les mâles (appelés faux bourdons), les ouvrières, les reines. Tous naissent d’œufs parfaitement identiques ayant le même génome. Si l’œuf pondu par la reine n’est pas fécondé, la larve deviendra un mâle assez différent en taille et en comportement de l’abeille ordinaire (encadré ci-dessous). S’il est fécondé, l’abeille deviendra femelle, ouvrière ou reine, en fonction de la nourriture reçue. Si elle est nourrie de gelée royale, la larve se transformera en reine, si elle est nourrie de miel et de pollen, elle se développera en ouvrière. Ainsi donc, un même œuf, donc un même ADN, peut produire un faux bourdon, une reine ou une ouvrière, en fonction de son alimentation.

14.4.14

En prenant pour cible principale l’élite de la culture, le populisme de droite a protégé l’élite de l’argent. Il n’y est parvenu que parce que la suffisance de ceux qui savent est devenue plus insupportable que l’impudence des possédants.

11.4.14

Le nord-est de la calotte glaciaire du Groenland aurait perdu dix milliards de tonnes de glace par an entre 2003 et 2012, selon des chercheurs danois, américains et britanniques. Leur étude, publiée le 16 mars dans la revue Nature Climate Change, montre que le nord-est du Groenland n'est plus épargné par les effets du changement climatique. Selon ces travaux, la fonte des glaciers du Groenland a été l'un des principaux contributeurs à l'élévation du niveau de la mer sur les vingt dernières années alors que les scientifiques pensaient jusqu'à présent que le nord-est était une région stable. Ces travaux vont donc conduire à réviser les modèles de prédictions, en intégrant désormais la fonte de ces grandes masses de glace.
 Un article intéressant, intitulé « Réchauffement climatique : Améliorer les modèles économiques du changement climatique », a été publié il y a quelques jours dans la prestigieuse revue américaine « Nature » (Voir Nature). Après avoir rappelé les conclusions alarmantes du dernier rapport du GIEC, cet article souligne que les sciences économiques doivent se réformer profondément de manière à intégrer pleinement les coûts réels, environnementaux, sanitaires et sociaux, liés aux émissions massives de gaz à effet de serre d’origine humaine.
Selon Michael Mann, spécialiste du climat à l’Université de Penn State, le défi majeur que doit affronter l’Humanité est la vitesse avec laquelle les concentrations de CO² augmentent. «Il n’y a aucun précédent dans l’histoire de la Terre où on a assisté à une augmentation aussi abrupte dans les concentrations de gaz à effet de serreIl a fallu à la nature des centaines de millions d’années pour modifier les concentrations de CO2 à travers des processus naturels, comme l’enfouissement du carbone. Et nous, nous le déterrons, mais pas sur 100 millions d’années. Nous le déterrons et le brûlons sur une échelle de 100 ans, un million de fois plus vite ».